LE BULLETIN DE LA BIPEDIE INITIALE

Editée par le Centre d'Etude et de Recherche sur la Bipédie Initiale :

BIPEDIA

A Review from the STUDY and RESEARCH CENTER for INITIAL BIPEDALISM


Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter :
M. François de Sarre,
par e-mail


BIPEDIA20

( janvier 2002 )

Dédié au zoologue Bernard HEUVELMANS, père de la Cryptozoologie,
décédé le 24 août 2001, à l'âge de 84 ans.

Sommaire :

 


LES HOMMES VELUS DE LA BIBLE

par René LAURENCEAU

  Le plus célèbre des hommes velus de la Bible est sans doute Jean Baptiste avec son pelage dit de chameau. Le problème est de savoir, à cause de la parabole du lys blanc qui ne file ni ne moissonne, si le pelage de Jean Baptiste n'est pas un pelage de dromadaire, dont le pelage est blanc, plutôt qu'un pelage de chameau, dont le pelage est brun. Ceci dit, Jean Baptiste est un homme du désert qui se nourrit de sauterelles et de miel sauvage. Il est bien évident qu'il ne cultive pas. Jean Baptiste est aussi la voix qui rugit dans le désert. Il est très vraisemblable que Jean Baptiste ne parle pas comme nous parlons. Jean Baptiste est celui qui précède l'homme qui parle, cela signifie bien qu'il n'est pas l'homme qui parle. Son rôle est de préparer la voie du Seigneur de la terre. Jean Baptiste prend sur lui la bestialité de l'homme. C'est un homme qui régresse, pour permettre à l'homme qui va venir, l'homme qui parle, une plus grande intellectualité.
  L'autre homme velu célèbre de la Bible est Esaü, qui vient au monde recouvert d'un manteau de pelage roux. Son frère glabre, Jacob, lui succède aussitôt, pourrait-on dire, puisque Jacob naît tenant le talon d'Esaü dans la main. Le problème est que selon Rébecca, leur mère, les deux garçons se disputaient déjà dans le sein de leur mère. Il paraît même, selon Dieu, que le second devait un jour dominer le premier. Pourtant, le père, Isaac, préférait Esaü le chasseur, l'homme de la brousse. Mais Rébecca préférait Jacob, le cultivateur qui faisait pousser de si bonnes lentilles. Finalement Rébecca, mettant de la peau de chevreau sur les bras de Jacob, obtient du père aveugle une bénédiction pour Jacob qui ressemble fort à une malédiction pour Esaü. Pendant longtemps Jacob se demanda même si son frère lui pardonnerait un jour sa ruse. Toute la nuit qui précéda le jour de la rencontre, Jacob lutte avec l'ange. Faut-il oser la rencontre ?
De la lutte, Jacob sort mutilé mais désireux de rencontrer son frère, et tout se passa bien, finalement.
  Tels sont les deux hommes velus célèbres que l'on rencontre dans la Bible. Il se pourrait maintenant que trois autres portraits d'hommes, quoique non velus de manière explicite, viennent compléter le portrait des deux velus, portant à cinq le nombre des velus de la Bible.
  Le troisième serait Adam, non pas Adam chassé du paradis terrestre de la nature, parti bâtir une ville à grand renfort d'agriculture et d'industrie, mais le premier Adam, celui qui reste dans la nature, qui n'écrit pas, ne dessine pas, ne parle pas, n'invente rien. Celui-là peut-être était-il velu. Nous ne le saurons sans doute jamais, puisque le premier Adam, notre précurseur, a disparu depuis longtemps de notre planète. Mais nous pouvons penser qu'il était velu. Celui-là restait dans la nature pour assumer notre bestialité, tandis que l'autre, poussé par l'épée de feu d'un ange qui ressemble fort à un code génétique modifié, partait bâtir on ne sait quelle Jérusalem céleste pour ne pas dire virtuelle.
  Le quatrième serait Caïn, frère aîné d'Abel. Victor Hugo le dit vêtu de peau de bête. Peut-être était-il velu. La tradition fait de Caïn l'assassin de son frère cadet, que nous sommes. La réalité sur le terrain semble tout autre. Le velu, de toute évidence, a disparu, remplacé par le cadet, qui n'est pas spécialement velu, mais qui domine désormais toute la planète et se porte bien. Le cadet, culpabilisé, bien à tort, par la disparition de son frère, s'invente une histoire horrible : "mon frère voulait me tuer, c'est pourquoi je l'ai tué". Nous débarrasser d'un stupide remords nous rendrait plus paisibles, dans notre vie personnelle et collective.
  Le cinquième pourrait être l'homme des ténèbres. Linné dans la 10ème édition du Système de la Nature ( 1758 ) parle d'un homme nocturne qui ne parle pas mais siffle, ne travaille pas mais chasse. Il a la peau blanche et le pelage blanc. Quand il est debout, l'extrémité de ses doigts touche ses genoux. Cet homme a trois paupières, comme le hibou. Cet homme est peut-être notre prédécesseur. Notre prédécesseur pourrait être l'homme de néandertal, dont les orbites rondes trois fois plus volumineuses que les nôtres pourraient être celles d'un nocturne. Le problème est que le fils des ténèbres semble très décrié dans nos traditions, le fils de lumière est très exalté. La paix ne semble pas encore faite entre l'homme nocturne, qui passe pour un fantôme, et l'homme diurne que nous sommes. Le pire est que notre tendance générale est de dire, en bons négationnistes, que l'homme nocturne est un fantasme qui relève du pur délire, comme le fantasme de l'homme velu. Le nocturne et le velu ne sont peut-être qu'un seul et même homme, disparu.

 

 

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HOMMES SAUVAGES ET MYTHOLOGIES

par Pascal CAZOTTES

  Les hommes sauvages, quel sujet passionnant et en même temps si dérisoire. Car à vrai dire, qui se soucie à l'heure actuelle de leur existence ? La plupart de nos contemporains ignorent même jusqu'à la fabuleuse idée formulée par ces deux mots "homme" et "sauvage", tant ils sont accaparés par un quotidien qui ne laisse que peu de place à la pensée et au rêve. Quant aux autres, ceux qui émergent d'un sommeil somnambulique et qui voudraient lever le doigt pour poser une question, ils sont bien vite replacés dans le moule de la pensée unique par une science "officielle" qui a pour habitude de renier ce qu'elle ne peut expliquer. Enfin, il y a le facteur "peur", celui-là même qui fait détourner le regard, car Dieu sait quelle stupéfiante vérité l'on pourrait découvrir.
  Toujours est-il que les derniers hommes sauvages auront très bientôt disparu de la surface de la planète, sans même que l'on se soit intéressé à leur nature et encore moins à leur sort.
  Et pourtant, il fut un temps où ils faisaient partie intégrante de notre vie. Un temps où, loin de les mépriser, nos ancêtres les prenaient en considération, allant même jusqu'à leur offrir, parfois, la place d'un semi-Dieu. Des récits de cette époque lointaine sont parvenu jusqu'à nous. Ce sont ces mythologies du monde entier qui étonnent encore de par leurs nombreuses similitudes et leurs précisions touchant à l'Histoire.
  Voyons un peu ce qu'elles peuvent nous apprendre sur ces "hommes sauvages", sur ces "velus" dont le souvenir est resté à jamais marqué dans la mémoire collective de très nombreux peuples.

  La mythologie grecque, tout d'abord, nous parle des Satyres. Sortes de génies hantant les bois et les montagnes, leur physionomie étant toute particulière. Tenant à la fois de l'homme, du singe et du bouc, ils avaient, entre autres caractéristiques physiques, un corps velu, un nez camus, c'est-à-dire court et plat, et un front déprimé. Voilà des éléments qui nous rappellent très certainement nos hommes sauvages, dont certains d'entre eux peuvent fort bien être des Néanderthaliens reliques ( le front déprimé ne fait-il pas allusion au front fuyant et au bourrelet sus-orbitaire très épais des hommes de Néanderthal, de même que le nez camus rappelle très fortement une des caractéristiques de ces hommes ? ). Il y a cependant un point d'achoppement, les pieds de bouc dont les satyres étaient réputés être dotés. Mais, là, devons-nous peut-être interpréter une image plus qu'une caractéristique physique, laquelle image aurait pour but de nous indiquer la formidable aptitude de ces créatures à se déplacer dans un milieu montagneux, à la façon de chèvres sauvages ?
  Selon Hérodote, il existait une "nation toute entière" de satyres, mais également d'égipans ( petits hommes velus ). Hésiode, quant à lui, parlait d'une race fainéante et lâche, se complaisant dans la lascivité et le sexe ( première allusion au membre viril particulièrement bien développé chez nos hommes sauvages ? ). Mais c'est sans doute Pline qui nous donne l'image la plus concrète des satyres - hommes sauvages, lorsqu'il rapporte l'existence d'une espèce particulière de singes.
  Une autre tradition, dont on ne connaît pas exactement l'origine, veut que les satyres furent originairement des hommes ( fils d'Hermès et d'Iphthimé ), mais qu'ils subirent une métamorphose simiesque de par la volonté d'Héra qui voulait ainsi les punir de leur négligence à surveiller Dionysos.
  Enfin, l'Ancien Testament lui-même n'est pas en reste, puisqu'il y est fait mention de nos satyres sous le nom de "Serim" qui signifie "démons velus".

  A rapprocher des satyres, le dieu PAN. Divinité grecque des bois et des pâturages, PAN est avant tout le protecteur des troupeaux et des bergers. Et cette vocation pastorale, nous la retrouvons dans l'étymologie même du nom PAN qui, bien qu'appartenant au panthéon grec, tire vraisemblablement son origine du verbe latin pascere ( en français : paître ). Et voilà qui nous ramène encore une fois à nos hommes sauvages, lesquels étaient parfois employés à la garde et protection des troupeaux à une époque où les prédateurs étaient fort nombreux ( souvenons-nous des "crétins - velus" de Voreppe qui, avant d'être massacrés, étaient utilisés jusqu'au 19ème siècle à la garde des troupeaux la nuit ).
  D'un aspect plus que repoussant, PAN qui parcourait montagnes ( d'Arcadie ) et forêts, s'amusait à effrayer les voyageurs rencontrés sur son chemin. C'est d'ailleurs de ces terribles peurs engendrées qu'a été tirée l'expression "terreurs paniques".
  Enfin, nous noterons que PAN était une divinité phallique ( rappelant ainsi le sexe dit "rectus" de certains hommes sauvages ).

  Autre dieu ithyphallique [ ithyphalle : phallus en érection ] de la mythologie grecque : PRIAPE. Fils d'Aphrodite et de Zeus ( Dionysos, dans une autre tradition ), il naquit laid et difforme suite à un sort jeté par la puissante Héra. Aphrodite, dès lors victime de la jalousie d'Héra, abandonna très vite cet enfant qui lui faisait horreur. Et c'est ainsi que PRIAPE fut recueilli et élevé par des bergers ( comme ce fut sans doute le cas de quelques "crétins des Alpes" ). Par la suite, il devint le gardien des vergers, effrayant de son attribut viril ( bien qu'impuissant, PRIAPE était doté d'un immense sexe ) voleurs et voleuses. Principalement vénéré à Lampsaque ( Asie Mineure ), l'image phallique du "Pan de Mysie", souvent symbolisée par une simple pierre dressée, était placée dans chaque jardin et chaque verger.
  Avec PRIAPE, nous pouvons noter quelques similitudes frappantes avec les crétins des Alpes, hommes sauvages ( sans doute des Néanderthaliens reliques ) autrefois asservis et employés par les bergers à la garde des troupeaux, et dont les mâles, au sexe imposant et rectus étaient pour la plupart castrés.

  Il n'y a que peu de chemin à parcourir pour se rendre de la Grèce en Italie, et c'est sans doute pourquoi nous retrouvons de nombreux points communs dans les mythologies de ces deux pays, le deuxième ayant, en quelque sorte, copié sur le premier, avec, tout de même, quelques adaptations.
  Aussi, nul ne sera étonné d'apprendre que les Romains avaient également leurs "satyres" connus sous le nom de Faunes. Dotés tout comme eux d'un corps velu et de pieds de bouc ou de chèvre, les faunes se distinguaient toutefois des satyres par des traits moins hideux et moins de brutalité. Cependant, et à l'instar de leurs cousins grecs, ils se plaisaient à effrayer les gens et n'hésitaient pas non plus à s'attaquer à la vertu des jeunes filles.
  Compagnons de FAUNUS, le dieu protecteur des troupeaux et des bergers ( voilà qui nous rappelle quelque chose ) et l'équivalent du PAN grec, ils gardaient l'entrée des jardins sous la forme de termes ithyphalliques.
  A noter que la population des faunes dut connaître très tôt une baisse dramatique de ses effectifs, vu l'étonnement et l'émoi que provoqua l'arrivée d'un des leurs près d'Appolonia ( ancienne ville d'Illyrie, l'Albanie actuelle ). C'est Plutarque qui nous relate cet événement survenu au temps de Sylla ( 138-78 avant notre ère ) et nous donne un descriptif particulièrement intéressant de la créature en question : "Ce faune ne proférait aucun son articulé : sa voix n'était qu'un hurlement rude et sauvage qui tenait du hennissement du cheval et du cri du bouc. Il témoignait peu de dispositions pour la société des hommes et beaucoup pour celle des femmes". Voilà un témoignage des plus précieux qui concorde parfaitement bien avec les récits passés et récents sur les hommes sauvages, lesquels, on le sait, sont dépourvus de langage articulé, mais sont capables d'imiter le cri de divers animaux.

  Enfin, nous terminerons notre trop court périple au sein des mythes et traditions par les croyances arabes sur les Djinns, encore appelés Se'ir ( les Velus ).
  Présentés comme les premiers habitants de la Terre, les djinns, créés par Dieu à partir d'une flamme sans fumée ( voudrait-on nous indiquer par ces mots imagés que les djinns sont dépourvus d'âme ? ), ont été refoulés jusqu'aux confins de la Terre pour s'être écartés des voies divines. Leur domaine est constitué par les déserts, les ruines et les cimetières ( cherchent-ils à vivre cachés de la vue des hommes ? ).
  Généralement invisibles, ils peuvent néanmoins prendre une apparence humaine ou animale. Jamais on ne les entend parler, mais parfois leurs sifflements résonnent dans les profondeurs de la nuit.
  Souvent comparés aux hommes, ils peuvent, comme ces derniers, éprouver des sentiments tels que la haine, l'amour ou la jalousie. Ils s'accouplent et se reproduisent également à la façon des hommes. Pouvant s'allier ou se déclarer la guerre, ils vivent généralement au sein de tribus. Voilà des moeurs qui nous rappellent étrangement les Almastys du Caucase, lesquels étaient encore fort nombreux dans cette région jusqu'au début du 19ème siècle, à un point tel, d'ailleurs, qu'ils avaient créé une véritable communauté dans une vallée qui porte aujourd'hui leur nom ( la vallée de l'Almasty ). Ainsi que s'est rappelé un témoin natif du lieu : "Ici, c'était notre village et là-bas le leur !".
  Autre similarité entre djinns et almastys : la faculté qu'ils ont de pouvoir s'unir sexuellement avec les humains. Souvenons-nous de ZANA, cette almasty femelle qui, capturée par des fermiers caucasiens à la fin du 19ème siècle, avait été maintenue en captivité dans le hameau de Tkhina pendant plusieurs années et régulièrement engrossée par les hommes du village ( ZANA aurait donné naissance à plusieurs enfants dont 4 d'entre eux auraient survécu ).
  Dernier point commun : les djinns, comme les almastys, sont de moeurs nocturnes, les djinns étant censés errer la nuit à la faveur de l'obscurité, ainsi que nous le rappellent ces vers de Victor Hugo :

Les djinns funèbres
Fils du trépas
Dans les ténèbres
Pressent leur pas.

  Que dire au vu de tant de similitudes, de tant d'évidences ? Peut-on encore penser un seul instant que les mythologies ne sont que fariboles et les hommes sauvages les fruits d'une imagination trop fertile ? Assurément non. Les unes venant d'accréditer les autres et vice-versa, il nous faut dorénavant regarder les mythologies et les hommes sauvages non pas avec le mépris coutumier des matérialistes et autres scientifiques, mais avec toute l'humilité du chercheur respectueux de tout ce qu'il découvre. Ce n'est qu'en adoptant une telle attitude que l'on aura enfin une chance de poser le doigt sur une vérité tant attendue.

BIBLIOGRAPHIE:

"LE LIVRE DES SUPERSTITIONS, Mythes, Croyances et Légendes" d'Eloïse Mozzani, Editions Robert Laffont ( 1995 ).

"LES ANGES" de Philippe Faure, Editions du Cerf ( 1988 ).

"LES GRANDES FIGURES DES MYTHOLOGIES" de Fernand Comte, Editions Bordas ( 1995 ).

"MYTHES et MYTHOLOGIE" de Félix Guirand et Joël Schmidt, Editions Larousse-Bordas ( 1996 ).

 

 

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LES EMPREINTES DANS LA FORET

par Scott WHITE

  C'était au début du printemps dans l'Orégon, et j'en avais assez de mon travail, j'en avais assez de l'hiver. Je ne voulais qu'une chose, c'était partir en exploration.

  Le directeur était d'accord avec ma demande de prendre deux semaines de vacances, mais pas tout de suite. Je devais attendre encore trois semaines avant de partir.

  Quelques jours avant le grand départ, j'avais tout préparé pour passer deux semaines seul dans la forêt. Quelqu'un allait m'emmener loin vers l'intérieur, en 4x4, juste après le travail. Mon ami Richard travaillait en effet avec moi, aux mêmes horaires, et en plus il avait un 4x4 qu'il n'avait pas peur d'abîmer en traversant les chemins envahis par les arbustes.

  Le grand jour était là. Nous partîmes vers 22 h de notre travail, mes affaires étaient déjà prêtes, dans la voiture, mais il y avait un problème : une forte tempête, avec beaucoup de pluie et de vent. Mais je dis à Richard que je n'avais que deux semaines de congés et que je n'avais aucunement l'intention d'attendre la fin de la tempête avant de pouvoir partir.

  Donc il fallait y aller. Nous arrivâmes à destination vers 2 h du matin. La tempête avait empiré, et Richard était un peu inquiet car je ne voulais pas donner de point de rendez- vous, étant donné que je ne savais pas du tout où je sortirai ( j'avais prévu de faire de l'auto-stop en sortant de la forêt après deux semaines ). Donc je le remerciai, je lui dis "au revoir", et il s'en alla.

  Cela faisait à peine cinq minutes que je marchais quand l'ampoule de ma lampe de poche grilla, et je ne pus plus continuer dans le noir. Je restais là sous mon poncho toute la nuit sous la tempête, en faisant tout ce que je pouvais pour rester au sec.

  A la première lueur du jour, je partis à la recherche d'un abri pour me protéger de la pluie et du vent. Je trouvai un endroit, et je mis mon plastique et mon hamac en place, puis peu après, je tombai endormi. Je dormis longtemps puisque je n'avais pas fermé l'oeil de la nuit. Je me réveillai plus tard en voyant le plastique claquer dans le vent. J'eus peur. J'avais oublié où j'étais, l'espace d'une minute. Après avoir recouvré mes esprits, j'analysai la situation. Je ne pouvais rien faire pour l'instant puisque c'était dangereux de rester mouillé dans le froid. Donc je lus un livre et je consignai dans mon journal de bord tout ce qui s'était passé jusque là. Le lendemain après-midi, la tempête se calma, et je m'enfonçai plus en avant dans la forêt afin de trouver un emplacement encore meilleur pour camper. Avant le coucher du soleil, je trouvai un endroit parfait, avec bonne vision des alentours, et j'installai mon campement. Je passai là deux jours en observant les animaux, comme des cerfs, des porcs-épics, des oiseaux et beaucoup d'autres.

  J'avais changé plusieurs fois de place, mais je ne découvrais rien de très intéressant. Donc, au bout de quelque temps, je décidai de retourner chez moi à la maison et de faire la fête avec des amis. C'était un après-midi, et je manipulais le pistolet que j'avais apporté ( c'était un 44 Magnum, le deuxième pistolet au monde ; seulement le deuxième, le pistolet russe est légèrement plus fort que le mien ). Peu après, je me suis dit que si je partais maintenant, je pouvais arriver près de l'autoroute pour y établir mon campement avant la nuit. Donc je ramassai mes affaires et je partis dans la direction du nord. Peu avant le coucher du soleil, je tombai sur la première habitation, où il y avait un homme en train de cultiver son jardin. Je lui criai: "Excusez-moi, Monsieur, mais combien y a-t-il encore de miles pour arriver à l'autoroute ?". Il me répondit qu'il n'y avait que 3 miles, mais que si je voulais attendre une petite heure, il pourrait m'y conduire, étant donné qu'il partait faire des courses. J'acceptais avec plaisir. Je fis connaissance de sa famille, et nous discutâmes beaucoup de choses diverses au sujet des animaux de la région. Lui aussi était passionné par la nature. En parlant de BIGFOOT "qui sont les très rares hommes encore sauvages de chez nous", il me disait qu'il y a une partie reculée de la forêt où il avait souvent l'impression que quelqu'un l'épiait, ce qui lui hérissait les poils de la nuque. Depuis, il n'y retournait plus. Je lui dis que je voulais y aller, s'il me montrait l'endroit sur la carte, mais il me proposa encore mieux : m'y conduire avec son 4x4, le soir même. La famille m'invitait à dîner avant le départ. Nous allâmes faire les courses, et je me réapprovisionnai pour une nouvelle semaine dans la forêt. Après le dîner, nous parlâmes et bûmes beaucoup jusqu'à minuit, à peu près, puis nous partîmes en 4x4.

  Le trajet dura une bonne heure et demie avant qu'on n'arrive à l'endroit où il voulait me laisser. Il me dit qu'il y avait une petite rivière, bien visible, juste au sud. Donc nous bûmes une autre bière et nous nous dîmes adieu.

  J'installai ma tente et je dormis bien toute la nuit, étant donné que nous avions beaucoup bu. Le lendemain, je me réveillai avec le mal de tête. Je ne vis pas de rivière au sud. Je pensais avoir perdu l'orientation, mais je n'étais pas du tout inquiet puisque j'avais assez de provisions pour la semaine. De plus, je n'étais pas pressé. Je mangeai mon petit déjeuner et je regardai ma carte pour essayer de savoir où je me trouvais. Mais cela me confirmait dans ma crainte de m'être perdu.

  C'était encore tôt dans la matinée quand je repartis vers le nord, en suivant les traces du 4x4, avec un sac à dos bien lourd de provisions, et après une petite demi-heure, je sentis comme le gars avait dit, comme si il y avait quelqu'un à proximité !

  J'avais la chair de poule. Tout de suite après, je vis quelque chose qui devait changer le cours de ma vie : il y avait là des empreintes, comme celles d'hommes mais plus grandes que tout ce que j'avais vu, et il y en avait beaucoup. En y regardant de plus près, je vis qu'il y en avait de trois tailles différentes : les plus grandes mesuraient à peu près 40 cm de longueur, les deuxièmes étaient légèrement plus petites, et les troisièmes avaient un peu moins de 20 cm.

  Je n'en revenais pas. Je n'en croyais pas mes yeux. Mais les traces étaient là, bien distinctes. Je retrouvais un sujet de mes rêves : de vraies empreintes de "Bigfoot".

  Donc je regardai de très près, étant donné qu'on peut découvrir beaucoup d'informations sur des empreintes, et j'avais suffisamment d'expérience dans ce domaine-là. Je trouvais que toutes les trois montraient la direction du nord, mais aussi la direction opposée, celle du sud, par deux fois. Le dernier passage remontait à moins d'une heure, car il y avait des herbes qui étaient encore en train de se redresser, au creux des empreintes.

  Je ne savais pas quoi faire: si je suivais les empreintes dans la direction où ils étaient passés pour la dernière fois, j'allais leur faire peur, et puis j'avais un peu peur moi-même. Si je partais, je ratais une occasion incroyable. Finalement, je décidai de suivre les empreintes dans le sens opposé à leur marche, puis de trouver une bonne cachette d'où je pourrais peut-être les voir passer, une troisième nuit. Donc, je suivis les traces sur près de 3 km quand je découvris l'endroit parfait, et je me mis à construire un petit abri, à une vingtaine de mètres de leur cheminement, afin de m'y cacher.

  Je passai le reste de la journée à fabriquer cet abri que je nommai "the hobbit", me préparant pour leur possible retour. En le construisant, je me coupai le doigt jusqu'à l'os avec ma scie, et comme une blessure comme ça peut s'infecter sérieusement dans la forêt, je stoppai mon projet pendant un moment et je pris ma pharmacie pour m'occuper de mon doigt. Après l'avoir soigné, je me remis à l'ouvrage. Je m'arrêtai bien avant le coucher du soleil pour regarder en silence autour de moi, pendant plus de quatre heures. Quand le soleil fut couché, la forêt devint noire au point que je ne puisse plus rien distinguer. On n'entendait que les bruits des oiseaux nocturnes, de petits mammifères comme des souris, et quelques biches de temps en temps.

  Le temps passait, et je pensais que c'était sans espoir, qu'ils ne viendraient pas, quand dans le lointain, en direction du chemin, j'entendis quelque chose qui marchait dans la forêt, et quand le bruit s'approcha, il devint de plus en plus évident que c'étaient trois individus qui progressaient debout.

  En fait, je n'étais pas aussi heureux que je croyais : j'avais peur ! Quand ils furent proches, j'eus de plus en plus peur. J'avais la chair de poule et une main sur mon pistolet.

  Quand ils furent tout prêts et s'arrêtèrent à 25 m exactement de l'endroit où je me trouvais, j'étais paralysé par la peur. Je ne bougeais pas. Je ne respirais pas. Et les trois restèrent là pendant un très long moment. Peut-être seulement 5 minutes, mais alors c'étaient les 5 minutes les plus longues de ma vie.

  Après ce long moment, deux partirent vers le nord sur leur chemin, et l'un resta sur place, toute la nuit. Moi, je ne dormis pas, cette nuit-là, mais après une heure ou deux, je fus moins paralysé par la peur. Je restais assis, tenant toujours mon pistolet dans la main, écoutant ma respiration et tous les petits bruits de la nuit. On entendait des sons articulés, mais plus graves que ceux qu'on pouvait faire : il se raclait la gorge de temps en temps, mais il ne bougeait pas de l'endroit où il se trouvait. A la fin de cette longue nuit, je n'avais plus peur, mais je n'étais pas prêt à lâcher mon pistolet. Je voulais le voir. Je pensais que la lumière du matin n'allait jamais arriver. Puis les deux autres arrivèrent et tous les trois repartirent en direction du sud. Une petite heure se passa avant le début de la lumière matinale, et quand le sous-bois fut bien éclairé, j'allai voir à l'endroit où il avait été toute la nuit, quand j'avais perçu sa respiration. Il y avait d'énormes empreintes de fesses, et les traces de pas des autres montraient bien ce qui s'était passé quand je les avais entendus. Et juste devant les empreintes de fesses, il y avait beaucoup de feuilles et de petites branches, toutes cassées en menus morceaux, comme s'il n'avait rien eu d'autre à faire.

  J'étais émerveillé par cette expérience après coup, mais j'étais épuisé d'avoir passé toute une nuit avec tant d'émotions. Donc je tombai endormi pour à peu près le restant de la journée. Durant la nuit suivante, il ne se passa rien. Je dormai, mais pas profondément. Je peux dire que j'ai dormi avec un oeil ouvert.

  Le matin, je suivis leurs empreintes dans l'autre direction, pendant presque toute la matinée et le début de l'après-midi, jusqu'au moment où je trouvai un abri qu'ils avaient fait. Ce n'était qu'une petite clairière de 4 m de diamètre, dans les buissons, avec des branches mises de façon stratégique tout autour. Il y avait aussi un petit amas de terre avec un peu de gravier par dessus. Je creusai ce petit amas pour voir s'il y avait quelque chose à l'intérieur, mais il n'y avait rien.

  Il me restait quelques jours de vacances, mais j'avais tellement envie d'aller raconter aux amis tout ce qui s'était passé que je me décidai à faire demi-tour. Je suivis la première piste du 4x4 jusqu'à un chemin en gravillons, puis jusqu'aux premières habitations qui étaient des fermes. J'arrivai après le coucher du soleil sur une route principale où je fis du stop pour rentre chez moi, à un peu plus de cent kilomètres.

  Après cette expérience, je considérai avec beaucoup plus de sérieux la recherche à propos du "Bigfoot". Je rejoignis les rangs d'un association d'autres personnes également passionnées par le sujet. J'enquêtai sur des témoignages et je fis des recherches au fond des forêts les plus perdues, chaque fois que cela m'était possible, pendant 8 ans.

  Trois ans après cette expérience, je rencontrai une autre personne qui avait également trouvé un abri de Bigfoot en suivant des empreintes, avec le même amas de terre et les graviers par dessus, et il pensait que c'était une sorte d'oreiller. En me souvenant de la position de celui que j'avais vu, c'était tout à fait possible.

  A peu près 5 ans plus tard, une jeune femme vint me trouver pour me raconter une expérience personnelle. Elle n'avait jamais vu de "Bigfoot", mais quand elle était petite, elle allait souvent rendre visite à ses grands-parents qui habitaient une ferme à la lisière d'une grande forêt. Son grand-père la protégeait avec son fusil chaque fois qu'elle partait de la maison, car les "Bigfoot" volaient des animaux de temps en temps, il l'avait vu. Elle me dit que son grand-père était un homme très sérieux et intelligent. Elle était tout à fait convaincue qu'il disait la vérité. Je lui demandai donc de me montrer sur la carte l'endroit exact où se situait sa ferme, et c'était la première ferme en bas de l'endroit où j'avais trouvé les empreintes. Je lui dis que moi aussi je croyais son grand-père, et en fait, je pense connaître personnellement ses voleurs. Je lui racontai alors tout ce qui s'était passé dans cette forêt, au printemps de 1989.

 

 

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DAS TRAUERSPIEL VON PRESSE UND WISSENSCHAFT

par Horst FRIEDRICH

  Wie "Dr. Werner Christoph" ( ein Halb-Pseudonym : der Familienname ist weggelassen ) in seinem lesenswerten Buch TRANSFORMATION so schön schreibt : "Die Wissenschaft ändert sich ständig, also kann sie nicht wahr sein" !
  An dieser einfachen, logischen Schlussfolgerung ist nichts zu kritisieren. Wenn ich im gewöhnlichen Leben irgend jemanden kenne, der mir über etwa seinen Lebenslauf, seine politischen Ansichten, seine familiären Verhältnisse, sein Einkommen oder seine Glaubenszugehörigkeit jede Woche etwas anderes erzählt, dann werde ich als vernünftiger Mensch wachsam sein, und zukünftig seinen Mitteilungen gegenüber ein gerütteltes Mass an Misstrauen an den Tag legen. Da ich eben weiss, dass er mir schon oft alles mögliche erzählte, was sich dann später aber als nicht zutreffend herausstellte.
  Ganz genau ebenso geht es heutzutage dem Normalbürger, wenn er, sofern er an der Wissenschaft überhaupt Interesse hat, die einschlägigen Notizen und Artikel in unserer Tagespresse zu wissenschaftlichen Themen verfolgt. Allerdings : immer noch wird viel zu viel davon "geglaubt" !
  Ein unabdingbares Element, das zu seriösem Journalismus gehört, sollte eigentlich das kritische Hinterfragen sein. Aber hinsichtlich wissenschaftlicher Themen führt unsere Tagespresse da eher ein Trauerspiel auf ! Es wird so gut wie alles einfach, kommentarlos und unhinterfragt, wiedergegeben, als sei es die gesicherte Sache der Welt.
  Und das in einer Zeit, wo das wissenschaftliche "Maulheldentum", die Angeberei, das Sich-mit-ungesicherten-Thesen-in-den-Vordergrund-Spielen, von sogenannten Wissenschaftlern einen kaum glaublichen Höhepunkt erreicht hat! Oft fragt man sich, ob es sich da nicht eher um Scharlatanerie handelt, worunter man ja das Vorspiegeln von Kompetenz vertsteht. Aber diese Leute haben so gut wie stets Posten im akademischen Establishment.
  Ein gutes Beispiel ist der nebenstehend abgedruckte kleine Artikel aus einer der grössten, angesehensten ( an sich guten ) deutschen Tageszeitungen, der offenbar von der Associeted Press stammt..

  An diesem Beitrag sind gleich eine ganz Reihe von Punkten, aus seriöser wissenschaftlicher und wissenschaftsphilosophischer Sicht, fragwürdig. In Nachfolge Ivan Sanderson, der in seinen Büchern auch gerne solche fragwürdigen Zeitungsartikel "zerpflückte", möchte ich sie kommentieren.

 

"des ältesten jemals entdeckten menschlichen Erbgutes" : bereits bei der ganzen Vorstellung eines angeblich ältesten menschlichen Erbgutes handelt es sich um nicht mehr als eine These.

"eines 60.000 Jahre alten Skeletts" : diese Datierung beruht völlig auf Altersbestimmungsmethoden, die von sehr kompetenter Seite als ausserordentlich zweifelhaft diskreditiert worden sind.

"Out-of-Africa-Modell" : hier wird es zwar noch ein Modell, d.h. eine Hypothese, genannt. Im weiteren Verlauf wird allerdings dann so getan, als handelte es sich um mehr oder minder gesicherte Tatsachen.

"Der DNS-Test zeige..." : Ein DNS-Test zeigt an sich gar nichts, es muss sein angebliches Ergebnis in ihn hineingedeutet werden.

"schon viel früher als bisher angenommen" : auch hier wieder handelt es sich um sehr fragwürdige Hypothesen. Es wird aus geologischen Lehrvermutungen zum angeblichen Alter gewisser Schichten auf das Alter der menschlichen Überreste geschlossen. Von "gesicherter wissenschaftlicher Erkenntnis" kann da keine Rede sein.

"Afrika bereits vor zwei Millionen Jahren verliessen" : mehr oder minder der gleiche Kommentar, alles im höchsten Grade ungesichert, nicht einmal eine Theorie zu nennen.

"Nach seinen Untersuchungen habe sich die Menschheit..." : hier wird als Ergebnis eines in vielfältiger Hinsicht höchst fragwürdigen Gebäudes aus Spekulationen, Vermutungen und Hypothesen also bereits eine quasi gesicherte Erkenntnis abgeleitet. So einfach ist es also für manche Wissenschaftler, "gesicherte wissenschaftliche Erkenntnisse" zu erhalten!

"in verschiedenen aufeinander folgenden Wellen" : Da ist die ganze Out-of-Africa-Vorstellung nichts weiter als eine Spekulation ist, sind diese angeblichen "Wellen" selbstredend ebenso spekulativ.

"seien schliesslich die heutigen Menschen hervorgegangen" : alles, wie aus obigem hervorgeht, im höchsten Grade spekulativ. Man muss sich wundern, warum solche Wissenschaftler für dergleichen "Entdeckungen" Anerkennung, Lob und Erwähnung in den Medien erfahren, während etwa Velikovsky, der charismatische "Vater des Neo-Katastrophismus", oder Erich von Däniken mit seinen Ansichten über extraterrestrische Beeinflussung der Erde-Menschheit als Phantasten etc. abqualifiziert werden. Wo ist der Unterschied ?

 

 

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COMMENTAIRES SUR L'ARTICLE DE DMITRI BAYANOV

COULD BIPEDALISM BE INITIAL ?


A COMMENTARY REGARDING THE ARTICLE :
« COULD BIPEDALISM BE INITIAL ? »

by Craig HEINSELMAN

  Dmitri Bayanov wrote in the article Could Bipedalism be Initial ? from BIPEDIA n° 19 ( Janvier 2001 ) about the situation of initial bipedalism as being "... destructive, not constructive, quality for science. This theory reveals not the workings of Nature but 'definite mental dispositions' of its authors and proponents." Bayanov uses both historical philosophical references, as well as Darwinian basis for counteractions of the Theory of Initial Bipedalism. More to the point Bayanov utilizes statements by François de Sarre, the chief proponent of modern initial bipedalism theory, from various articles on the subject to emphasize the flaws in the theory.
  The point of this commentary is not to debunk either initial bipedalism or initial quadrupedalism, rather to offer an overview of where the two aspects are. I am not a scientist, nor of higher education, in the same vein I see problems with all aspects of current evolutionnary theory and its offshoots ( such as the Aquatic Ape Theory ), as well as creationist theory. Take these for what they are.

  Evidence for initial bipedalism is drawn from the works of such authors as Max Westenhöfer, Serge Frechkop, Klaas de Snoo and Bernard Heuvelmans. Their work in the early part of the twentieth century laid the basic framework for the current initial bipedalism theory, but the theory was pushed forward more in the last few decades.
  Current theory is that man, Homo sapiens, has changed little from an initial form of archaic man called marine Homonculus. An outline of the basics of initial bipedalism, in its modern form, was laid out by François de Sarre for example in the article About Early Water Stages in Humanity : A Comparison between the AAT and the Initial Bipedalism TheoryBIPEDIA n° 15, Septembre 1997 ) the following is said :

"The B.I. ( for: Bipédie Initiale ) hypothesizes that humans developed from a peculiar stock, not from the apes !
  The theory suggests that the first mammals were bipeds that issued from a former aquatic stage.
  Man's large globular brain, indeed, is not an indication of simian ancestry, but it shows us one primitive feature that could have been only obtained in water.
  Max WESTENHÖFER, a German anatomist, declared in 1926 that man is developed from a remote animal that itself developed from an amphibian form of life. As the Belgian zoologist Serge FRECHKOP also emphasized : monkeys and other quadrupeds originated from bipedal forms !
  This leads us to regard "modern" humans as the least removed, morphologically and anatomically, from the aquatic and big-headed common ancestor to all mammals !
"

   Essentially what is outlined is that the human form as we know it today was established long ago and mammals have developed from this bipedal ancestor.
  Subsequently related ancestral hominids are dehumanized and not steps in our final stage directly. The formation of the brain according to this theory is such that it could only have developed in an aquatic environment from an earlier form through slow progression. This phylogenetical history was again outlined by François de Sarre as taken from the article Reconstructing the Archetype : Initial Bipedalism as a Realist Model for Vertebrate Evolution in BIPEDIA n° 18 ( Janvier 2000 ) as the following, note references to the drawing that went with this article have been removed to minimize confusion :

"The floating organ developed on the apical top of the body of our marine worm, as a "bubble" like in some medusae, intendedly filled with gas to facilitate an "up and down" purpose.
  The globular sustenance organ became as functional as, for instance, the natatory bladder of a fish.
  Here is the consolidation of the bladder-walls through the insert of a mesodermal membrane between the inner ectodermal bag and the outer skin ( the mesodermal cells originated in the protochorda ) ; it was this that shaped the round configuration of man's skull and of the early vertebrates.
  The marine homonculus with his four legs and a little tail that functioned as a rudder, then started to evolve with his big brain ( the neural cells originated in the spinal chord ) and upright posture into the first ever terrestrial air-breathing vertebrate.
"

  These phylogenic characteristics mentioned are used by Bayanov, in his aforementioned article in BIPEDIA n° 19, as well to dispute initial bipedalism.
Such as the statement :

"Now, can we swallow that ? To my mind, the natural appearance of a real head on a floating medusa-like body is as likely as a real head growing on a tree".

  Truth be told, Bayanov is correct. The idea of a formation of a real head on a medusa body is unlikely. However, looking at the formation structure outlined by François de Sarre the medusa like body is a comparison only, and the formation of a brain area was the starting point.
  The brain formation ( as we know today ) itself did not, according to the theory, start until a point of vertebrate formation. Each previous stage in the evolutionary process just brought the area of what was to become the brain to a larger extent as well as development of a vertebrate system from a proto-vertebrate stage. So the head formed as we see it not early on, but towards the end of the formation period.

  While that is all well and good, the debate as to why a creature, be it Marine Homonculus or something else, would leave the aquatic setting is an enigmatic one. Was it for food and sustenance or reproductive necessity, or something else altogether ? That question has remained aloof and the intermingling of psychology and extrapolation as to thought patterns does little to aid in this enigma and this problem was indeed hinted at by Dmitri Bayanov in his BIPEDIA article from 2001. François de Sarre states in the article What Did the First Vertebrate Look Like that Entered Land ? The Standpoint of Initial Bipedalism Theory ( BIPEDIA n° 3, Septembre 1989 ).

"The water-dwelling pre-hominid then started to evolve into the first land-living vertebrate. This is what I refer to as Homonculus at the phytophore stage or archaic man. As we have already emphasized, this creature had an inborn tendency to explore, and possessed an effective nervous system ( the big brain developed from the marine floating organ )."

  The implications of addressing a psychological mannerism to a biological action are not unique here. But, the troublesome part is that it is virtually impossible to prove ( and granted disprove ) a motivation from the past. It is akin to placing human emotions to a non-human creature, the end result is ambiguous. Therein lies the largest flaw, as I see it, with initial bipedalism the placement of emotion and thought as causation of change. But beyond that the usage as well of initial bipedalism to use embryology as a comparative formation analysis is troublesome. Charles Darwin, and others, have likewise used embryology to show evolutionary traits however the continued usage of the comparisons done by Ernst Haeckel that Darwin used in On the Origin of Species misrepresents the actual formation. Darwin used these embryological drawings, now thought to be artistic representations containing inaccuracies, to base common ancestry on. Yet, these same images ( redrawn ) are used again in initial bipedalism ( reference to François de Sarre's article Were aquatic pre-humans the first vertebrates to enter the land ? in The CFZ Yearbook 1997 ). However, it is not the fault of initial bipedalism theory to utilize these quirks, as many evolutionary theories use these exact same methods of psychology and embryology. Embryology, by itself, does show some relationships, but as connected to the Haeckel images it does not aid in the study of evolutionary rather it hinders it by misdirection.

  In the same sense though evolutionary theory has taken many twists and turns sense its beginnings. We have a wide ranging group of evolutionary ideas, and within them side theories as to where humanity fits into hominid evolution. The history of Evolution though goes back some time with many key players including Erasmus Darwin, Charles Darwin, Sir Charles Lyell, Louis Agassiz, Richard Owen, Alfred Wallace, Karl Ernst von Baer and Edward Blyth to name but a few. Today Charles Darwin is pronounced the grandfather of evolution based in part on his groundbreaking work On the Origin of Species published in 1859 ( though Darwin and Alfred Wallace's papers that appeared in the same publication in 1858 in the Linnean Society Journal received very little attention ). Yet, even Darwin did not write of human evolution until 1871 in The Descent of Man. In that treatise Darwin asserts a comment in its introduction that all should take to heart :

"It has often and confidently been asserted, that man's origins can never be known : but ignorance more frequently begets confidence that does knowledge : it is those who know little, and not those who know much, who so positively assert that this or that problem will never be solved by science."

  One can argue to their blue in the face ( or gills ) that humanity has arisen in this fashion or that fashion. The true answer still seems locked in mystery. Various theories have various "Phantoms" supporting them. Initial Bipedalism has the "phantom" of Marine Homonculus, the Aquatic Ape Theory has the "phantom" of a historic aquatic primate of sufficient age to support the theory, and traditional evolutionary theory lacks many transitional evidence from one form to another as well as continual problems projecting the human timeline. Creationists have the "phantom" of religion to deal with. Panspermia supporters have the enigma of alien life forms as a "phantom". And even current Neo-Darwinism that uses genetics and molecular studies has the "phantom" of molecular degradation and rules that sometimes change ( such as mitochondrial DNA sometimes seeping in from a paternal side and not strictly maternal side ). Suffice it to say, all theories and endeavors have problems to them in one way another.

  Current changes in evolutionary thought happen often, and new orientations in the direction of lineages occur. An example of this is the current description of a new genus of early hominid from Kenya dubbed Kenyanthropus platyops by Meave Leakey, Fred Spoor, Frank Brown et al. ( New hominin genus from eastern Africa shows diverse middle Pliocene lineages, NATURE vol. 410, March 22, 2001 ). Or the paper by Mark Collard and Bernard Wood entitled How reliable are human phylogenetic hypotheses ? ( Proceedings of the National Academy of Science, vol. 97, n° 9, April 25, 2000 ), in which the following is said :

"The results of the parsimony and bootstrap tests indicate that cladistic analyses based on standard craniodental characteristics cannot be relied on to reconstruct the phylogenetic relationships of the hominoids, papionins, and, by extension, the fossil hominins."

  Even the idea of multiple varieties of hominids existing at the same time was once a fact of great debate. But, current thought has it that based on established fossil record finds multiple types of hominids did co-exist. This intermingling of types adds intrigue then into where the first humans, Homo sapiens, came from. Did humans as we know them now arise from a central line, or did the come about independently from various geographically isolated pockets in the world ? Multi-regional, Savannah, out-of-Africa, Cataclysm, Catastrophe, etc...

  What has been attempted here is not to show a degradation to any singular theory, but to show that various theories have problems. Relying on information at times that is questionable in origins. Examples of problematic racially biased origin theories are usage of George Montandon's hologenism idea, Isaac de la Peyrére's polygenism idea ( which hologenism borrowed from ), or Johann Blumenbach's monogenism idea. Much the same as how Plato in Timaeus showed women as being of a second generation made of unrighteous men and cowards. These ideas, or theories, underlay the origins of racial discrimination and inequality among humans. But in their time and place served a purpose that sadly led to genocide in certain extreme cases.

  The ideals of human evolution lie not with the correctness of a theory, but in the acceptance that an explanation as to the emergence of man is not clear cut. Man arose from someplace and at some historic time, that is the only clear cut fact we have, how else would we be here today. Microevolution, Macroevolution, phylogeny and ontogeny, cladistics and classifications, all these are keywords ( among hundreds ) to how we classify and investigate nature itself.

  The theory of Initial Bipedalism may be flawed to some, but it is no more superfluous than another theory. Problematic actions of psychology applied to the concept make it laughable at times, but we apply these same psychological and sociological actions when we theorize how say Neandertal behaved. And that behavior has been shown to change as more evidence has been uncovered, no longer a stereotypical hairy apish oaf, but a social humanoid not far removed from humanity in many aspects.
  We can remove the aspects of Cryptozoology and Hominology from this venue. Although they have been put in at times in the discussion of dehumanization they are best left out of the discussion at hand. From the viewpoint of an interest in Cryptozoology and related sub- categories ( such as Hominology and Dracontology ), the mingling of evolution, creation and associated theories is cumbersome. But, that is the nature of science and the nature of trying to understand a mystery. Usage though of Cryptids to aid in proof of a theory of evolution ( or creation ) is problematic in itself, as the Cryptid is an unknown and cannot therefore by definition be unequivocally lumped as proof positive.

  We do not know the answers to all things. Until then subjective inquiries and theories will proliferate as they have for over 100 years. That, if nothing else, shows evidence of a free will and eagerness to learn through debate and study and the emergence of new paradigms.

"Evolution in the social sphere must take account of individuals not merely as the potential ancestors of the future of society, but as having significance here and now in their own right. It is particular individuals who make things happen, who for better or for worse change the course of events. An outstanding genius is significant without regard to his parentage or possible progeny. But the moron demands also that he be considered on his merits and not merely on his classifications."

From Benjamin C. Gruenberg's The Story of Evolution
(Garden City Publishing, Garden City, New York, 1929)

Sources :

 

 

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COMMENTAIRES SUR L' ARTICLE DE DMITRI BAYANOV :
« COULD BIPEDALISM BE INITIAL ? »

SUR LA POSSIBILITE DE LA BIPEDIE INITIALE

par Carlos BONET BETORET

  Dans le numéro 19 du bulletin BIPEDIA, paru en Janvier de l'année 2001, notre ami Dmitri Bayanov a publié un article, paru en langue anglaise, sous le titre "Could bipedalism be initial ?".
  Cet article est une très sérieuse critique de la théorie de la bipédie initiale, défendue depuis longtemps par des biologistes comme Max Westenhöfer, Serge Frechkop et, bien sûr, Bernard Heuvelmans.
  Selon cette théorie, les ancêtres de tous les Vertébrés seraient des "homoncules aquatiques" bipèdes, homéothermes et respirant par des branchies, qui auraient développé un gros cerveau.
  Puis, au fil de l'évolution, ces homoncules seraient devenus terrestres, tout en conservant leur bipédie, et en développant une respiration pulmonaire. Partant de ces homoncules terrestres, plusieurs lignées de l'évolution auraient abouti aux diverses espèces de Vertébrés, en perdant la bipédie originelle. Donc notre espèce humaine ne serait pas une forme extrêmement spécialisée des Vertébrés, mais la forme ancestrale de tout le groupe, qui aurait conservé la bipédie.

  Bayanov explique dans son article que ce modèle de l'évolution doit être rejeté, si l'on tient compte de la théorie darwinienne, de la physiologie et de l'embryologie, et que la bipédie tire son origine dans le milieu terrestre.
  Bien sûr, nous sommes d'accord avec Bayanov, en défendant la théorie classique selon laquelle les Vertébrés primitifs ont été des Poissons, et l'homme est une forme extrêmement spécialisée. Mais nous pensons aussi que la théorie de la bipédie initiale pourrait être présentée d'une façon plus restreinte, et c'est dans ce but que nous voulons faire ici un bref commentaire.

  Si nous n'acceptons pas la théorie de cet homoncule aquatique bipède, comme l'ancêtre de tous les Vertébrés, nous sommes plus disposés à accepter une autre théorie, celle de l''homoncule bipède", en tant qu'ancêtre de tous les Primates.
  Nous voulons dire que le Primate ancestral pourrait avoit été un petit homoncule pour ainsi dire, bipède et bien sûr pas arboricole.
  Pour expliquer cette théorie, il faut se rappeler avant la théorie classique sur l'origine des Primates en général, et de l'espèce humaine en particulier. Depuis les travaux de Darwin, on admet que les Primates descendent des Insectivores en partant des espèces primitives quadrupèdes.
  Après, ces Primates primitifs ont évolué vers des espèces adaptées à la vie arboricole, et en descendant des arbres, les arboricoles avaient abouti à notre espèce. Selon cette théorie classique, la marche quadrupède est la plus primitive, la bipédie est le produit d'une spécialisation, et notre espèce bipède descend d'ancêtres qui étaient arboricoles. Alors, le groupe des Pongidés, comme le chimpanzé, le gorille et l'orang-outan, est une étape primitive de l'évolution qui n'a jamais atteint le niveau d'une démarche bipède. Mais peut-être est-ce simplement une affaire de temps pour que cette théorie soit abandonnée, et que soit adoptée une nouvelle perspective qui commence à avoir ses défenseurs en Paléontologie ?

   Dans le cadre de la théorie classique, les Australopithèques sont considérés comme des ancêtres de notre lignée qui avaient débuté la marche bipède. Ils descendraient d'espèces arboricoles, peut-être semblables aux Pongidés.
  Cependant, il y a des zoologistes comme Bernard Heuvelmans qui pensent que le genre Australopithecus ne se situe pas dans l'ascendance directe de notre espèce, mais plutôt sur une ligne collatérale. En plus, il faut tenir compte de ce que, d'après ce qu'on peut savoir de l'étude de découvertes récentes sur les Australopithèques, ces primates avaient dans quelques cas des pieds adaptés à la vie arboricole. Il faut considérer les théories d'auteurs comme Yvette Deloison, selon lesquelles les êtres humains ne descendent pas d'un ancêtre arboricole.
  Puisque chez les Australopithèques, il y a des espèces dont le pied pouvait servir pour grimper, on pourrait penser que c'est le début d'une spécialisation dans ce sens. Cela veut dire que les Australopithèques pourraient être les ancêtres de Pongidés, comme les chimpanzés, qui seraient alors l'aboutissement de cette ligne, qui conduit à une adaptation arboricole, avec des pieds non capables d'une démarche bipède. Donc on peut déduire que la bipédie est une locomotion primitive, et que la vie arboricole est une forme de spécialisation : juste le contraire de la théorie classique. Notre espèce descendrait alors d'Australopithèques totalement bipèdes, ou bien d'autres lignées de Primates, mais pas des arboricoles.

   En acceptant cette théorie des "Primates bipèdes ancestraux", notre espèce serait le dernier représentant d'une ligne qui aurait débuté avec les Primates primitifs et qui se serait perpétuée avec des espèces toujours bipèdes.
  Nous sommes alors les descendants d'espèces que la Paléontologie devrait encore découvrir, mais pas des arboricoles, ni des grimpeurs, ni des quadrupèdes. Et nos ancêtres ne sont jamais descendus des arbres.
  Puisque la Zoologie a déjà établi que les Primates ont évolué à partir des Insectivores, alors les Primates archaïques pourraient être des bipèdes sauteurs, comme les Macroscélidés.
  Bien sûr, cette famille des "Musaraignes-Eléphants" comprend des animaux quadrupèdes qui, seulement quand ils fuient devant des prédateurs, adoptent une position bipède pour sauter. Mais les Primates ancestraux pourraient avoir suivi une spécialisation plus grande dans ce sens, et marcher de façon bipède permanente. On peut se souvenir d'autres Mammifères qui ont une allure bipède sautillante, comme les Rongeurs Diplomides et Zapodides, ainsi que les Marsupiaux Macropodides.

   En tout cas, il faut tenir compte que si nos ancêtres n'ont jamais été arboricoles, nous devons expliquer pourquoi nous possèdons des mains aux pouces opposables. Si ce pouce n'est pas une adaptation à la vie arboricole, il pourrait s'agir d'une adaptation à la manipulation d'objets.
  Nous pouvons faire une comparaison avec une espèce de la famille des Mustélidés, la loutre africaine Aonyx congica, dont le pouce est opposable aux autres doigts, sans être nullement un animal arboricole.
  Ainsi, les espèces primitives de Primates bipèdes auraient pu avoir des pouces opposables, en menant une vie totalement terrestre. Et leurs descendants plus spécialisés qui auraient adopté un mode de vie arboricole, auraient pu profiter des pouces opposables pour saisir les branches des arbres avec leurs mains et leurs pieds.

   En conclusion de ce court commentaire, il faut admettre que la théorie de la bipédie initiale des Primates primitifs reste encore à démontrer de façon expérimentale. Cependant, nous pensons qu'il s'agit d'une hypothèse plus vraisemblable que celle de la bipédie initiale de l'"homoncule aquatique", ancêtre de tous les Vertébrés.

 

 

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COMMENTAIRES SUR L' ARTICLE DE DMITRI BAYANOV :
« COULD BIPEDALISM BE INITIAL ? »

POUVONS-NOUS DESCENDRE DE QUADRUPEDES ?

par François de SARRE

   Dmitri Bayanov nous a fait l'honneur, dans le dernier numéro de BIPEDIA ( 19 ), de contribuer au débat en cours sur le bipédisme initial des Mammifères. Saluons cette initiative d'un proche collaborateur de Boris Porchnev.
  Je tiens à souligner combien j'apprécie le travail de terrain et la méthodologie de Dmitri Bayanov ( Darwin Museum, Moscou ), auteur d'excellents ouvrages sur l'homme sauvage russe et sur le bigfoot nord-américain.
  Tout comme Dmitri, j'ai été initié durant mes études de Zoologie au darwinisme pur et dur. Dans ce cadre théorique, par le jeu de la sélection naturelle et de mutations fonctionnelles, l'homme Homo sapiens occuperait le plus haut niveau dans l'évolution.
  Parmi les animaux vivants ( et répertoriés ), les grands singes sont les plus proches de l'homme. Ainsi occupent-ils, dans la hiérarchie darwinienne, la place "juste en dessous"...
  On peut donc penser qu'ils représentent un stade anatomique antérieur. Ce que fit le médecin anglais Edward Tyson, dès 1699. On trouva plus tard d'autres prétendants au titre de "missing link" : néanderthaliens et pithécanthropes au XIX° siècle, australopithèques au XX° siècle...
  Mais on peut ressembler à son cousin, et ne pas être son descendant ! Le problème est aussi que l'on découvre maintenant tous les 6 mois des "ancêtres" supposés de l'homme :
Orrorin tugenensis, Kenyanthropus platyops, Ardipithecus kadabba... Cela veut dire que la piste qui mène du singe arboricole vers l'homme n'est sans doute pas la bonne !

   Les travaux de la paléontologiste Yvette Deloison ( 1999 ) confirment ce point de vue. Elle écrit en substance : "Il paraît évident que l'ancêtre commun des australopithèques, des grands singes et de l'homme, était un Primate aux extrémités des membres indifférenciés ; de plus, cet ancêtre devait être bipède, ce que prouve, entre autres caractères, la structure primitive de la main humaine".

   Nous sommes au coeur du débat. Quelle ancienneté faut-il donner à la bipédie, par rapport à la quadrupédie "normale" des Mammifères ?

   Comme son nom l'indique, la théorie de la bipédie initiale stipule que cette forme de locomotion sur deux membres inférieurs est la plus ancienne. Elle a dû apparaître très tôt dans l'évolution des Vertébrés.
  M'appuyant sur le Principe de Parcimonie en science ( ou "rasoir d'Ockham" ), je dirais même que la bipédie ne s'est développée qu'une seule fois chez les Vertébrés. Elle serait donc antérieure à l'avénement des dinosaures théropodes, à certains reptiles ( Eudibamus cursoris ), aux oiseaux et aux mammifères généralement quadrupèdes.

   A quoi ont ressemblé les premiers bipèdes ? Avant de répondre à cette question, considérons un bipède que nous cotoyons tous les jours ( si nous habitons à la campagne ) : le Poulet. S'il marche comme nous sur 2 jambes, pourquoi n'est-il pas affublé d'une petite tête d'homme ? Nous comprendrons bien vite que le poulet et les autres oiseaux se sont radicalement transformés en adoptant leurs membres antérieurs ( = les bras ) au vol battu. La tête s'est alors chargée des fonctions de préhension, initialement dévolues aux mains...
  Ainsi, l'oiseau a-t-il un bec puissant, faisant office de "pince" au sommet d'un long cou flexible! Quant aux pieds, ils sont devenus le "train d'atterrissage" performant que nous savons.
  Logiquement, dans un tel contexte évolutif, les tout premiers bipèdes de l'ère Primaire ont possédé des caractères simples, indifférenciés : une main primitive à 5 ou 6 doigts, un pied plantigrade avec talon, une tête en aplomb sur les épaules dans l'axe vertical du corps.
  Mais, nous nous sommes maintenant tellement habitués à l'idée que la bipédie humaine représente un aboutissement qu'il nous est difficile de concevoir l'autre alternative zoologique, à savoir que les formes quadrupèdes dérivent des formes bipèdes !

   On pense communément que chez l'homme la bipédie a libéré la main et entraîné l'augmentation de la capacité crânienne. Or, l'embryologie nous montre exactement l'inverse. Comme le soulignait déjà Bernard Heuvelmans en 1954, si nous marchons debout, c'est parce que nous avons un gros cerveau. Cet organe est bien plus ancien que l'adaptation locomotrice terrestre. Et il paraît avoir été conçu plutôt pour un bipède...
  Cela voudrait dire que l'encéphale globuleux de l'homme fait également partie des caractères anciens de notre lignée, au même titre que la main en palette ou le pied à talon [ notons au passage que le calcanéum s'est résorbé chez les amphibiens et les reptiles... ].
  L'anatomiste allemand Max Westenhöfer avait proposé dès 1926 son modèle du "Lurchreptil" afin d'expliquer l'origine de la bipédie chez les premiers Vertébrés terrestres ou semi-aquatiques. Il n'envisageait bien sûr pas une descendance des mammifères à partir des formes reptiles [ c'est encore une idée reçue ! ].

   Reprenant ses résultats - et ceux des zoologistes belges Serge Frechkop et Bernard Heuvelmans - je replaçai tout naturellement les primates bipèdes à l'origine du phylum des Vertébrés amniotes et anamniotes.
  Dans la continuité des travaux du professeur Wolfgang Gutmann ( Ecole de Francfort ), j'envisageai l'émergence des premiers vertébrés aquatiques à partir de vers marins dotés d'une corde dorsale flexible et d'un système nerveux ( moelle épinière ) dorsal.

   La formation d'une tête chez des animaux qui en étaient a priori dépourvus est un problème que la Zoologie classique "esquive"... Mon interprétation ( dite: de l' << homoncule marin >> ) n'est guère plus spéculative que celle des systématiciens qui font "pousser une tête" à Amphioxus, animalcule acéphale et microphage qui vit enfoui dans le sable des plages.

   Dmitri Bayanov évoque des similitudes entre la théorie homonculienne et certaines positions philosophiques, actuelles ou passées. Certes, mais on pourrait en dire tout autant d'autres propositions scientifiques. Ainsi, l'héliocentrisme a-t-il d'abord été une vue de l'esprit, avant de trouver sa confirmation a posteriori dans les calculs de Kepler, et dans les observations de Galilée.

   Quant au processus de déshominisation, défini comme l'éloignement progressif par rapport aux traits qui caractérisent l'Homo sapiens, il réflète sans doute une tendance évolutive banale au sein des Primates.
  Dans ce contexte, les singes sont des primates secondairement arboricoles, comme l'étaient aussi les australopithèques... La collecte actuelle de fossiles ( Orrorin tugenensis, Ardipithecus kadabba ) va dans ce sens, sinon il faudrait admettre qu'un hominidé puisse avoir des caractères de pieds arboricoles sans avoir jamais utilisé ces possibilités fonctionnelles, et en ayant été bon bipède ! Ce qui est plutôt incohérent.

   A noter aussi que l'argument présenté par Dmitri Bayanov : "dermatoglyphs serve to increase friction between the hands and branches of trees, making tree-climbing more secure" n'est pas très adéquat. En effet, ces dermatoglyphes ( ou empreintes digitales ) paraissent plutôt s'être développés en fonction d'un substrat lisse et mouillé : à l'origine, ce système de rigoles et de crêtes sur les doigts et orteils devait servir à chasser l'eau vers l'extérieur, ce qui permettait une meilleure prise à flanc de roche sous la surface, par effet de ventouse.
  En revanche, une telle disposition cutanée n'aurait été d'aucune utilité dans les branches, ni le long de troncs à écorce rugueuse.

   Du côté des paléo-anthropologues, certains chercheurs comme Marc Verhaegen vont jusqu'à définir une phase semi-aquatique ( aquarboreale ) chez les primates grimpeurs du Miocène. Dans cette hypothèse, les australopithèques, voire même Homo erectus, ont été d'excellents nageurs. Ce qui apparaît fort probable. Mais c'est au cours d'un stade aquatique bien antérieur qu'ont dû se former les dermatoglypes des pieds et des mains.

   A mon avis, la recherche hominologique moderne tend largement à démontrer que les primates bipèdes récents ( ou fossiles ) ne sont pas des "missing links" entre singes et hommes, mais des êtres sauvages déshominisés, vivant depuis longtemps en marge de notre culture.
  Les moulages d'empreintes attribuées au Bigfoot montrent par exemple un pied à talon, mais "caoutchouteux", sans voûte plantaire transversale. Est-il raisonnable de penser que ce type de pied puisse-t-être originel chez un bipède ? Non... En revanche, le pied de Bigfoot peut dériver d'un pied de sapiens. La bipédie, inscrite dans l'architecture squelettique, reste acquise malgré les transformations irréversibles du pied!

   Homo sapiens n'est pas le point final de l'évolution des mammifères, mais un processus évolutif en cours. Comme toute autre espèce animale, il est susceptible de muter et de se transformer...
  Les hommes sauvages et velus ( HSV ) qui peuplent avec nous la planète sont de proches cousins. Ils vivent cachés, dans les circonstances actuelles. En revanche, pendant les périodes géologiques de "crise", ils sortent de leurs cachettes. Ce fut le cas lors des derniers refroidissements planétaires, quand Homo sapiens fut contraint de se réfugier dans les cavernes... [ Cro-Magnon, en Europe ]

BIBLIOGRAPHIE :

 

 

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COMMENTAIRE CRITIQUE DU LIVRE :

" IRRTÜMER DER ERDGESCHICHTE "
[  " Erreurs dans l'histoire de la Terre " ]

Hans-Joachim ZILLMER,
éd. Langen Müller, Munich 2001
ISBN 3-7844-2819-3

par Horst FRIEDRICH

   Ein Buch, das eigentlich Pflichtlektüre für unsere Geologie-, Paläontologie- und Vorgeschichts-Studenten sein musste! Aber dazu ist unsere Establishment- Wissenschaft derzeit noch zu sehr "Scholastik". Sie muss erst gründlich reformiert werden. Dies aber ist eine Aufgabe der Wissenschaftspolitik. Möge Zillmers Buch die allgemeine Aufmerksamkeit auf dieses allmählich dringliche Thema lenken !
  Diese Irrtümer der Erdgeschichte gehören aber auch in den Bücherschrank eines jeden allgemein interessierten Laien. Seit 1956 das Buch EARTH IN UPHEAVAL des legendären Erz-"Häretikers" Velikovsky erschien, gab es kein Buch, das so umfassend, wie es jetzt Zillmer getan hat, den "windigen" Charakter unseres derzeitigen schulwissenschaftlichen Vorgeschichts-Weltbildes demonstriert hätte.
  Im Grunde sind die Irrtümer der Erdgeschichte "nur" eine Art Folgeband zu seinem bekannten Buch DARWINs IRRTUM, in dem Beleg- und Unterstützungs - Material für die dort vorgetragenen Thesen beigebracht wird. Aber dieser "Nur-Folgeband" ist so gut gemacht, dass er ein vollständig eigenständiges Werk geworden ist. Nach Ansicht des Rezensenten von noch grösserem Wert als DARWINs IRRTUM ! Zuweilen kommt man sich vor, als würde man eine Art verbesserte, wissenschaftlich allerdings besser belegte, Neuauflage des berühmten Werkes URWELT SAGE UND MENSCHHEIT ( 1931 ) von Edgar Dacqué lesen, der für dieses "häretische" Werk beim damaligen Establishment in Ungnade fiel.
  IRRTÜMER DER ERDGESCHICHTE hat zwei Aspekte, die durch Titel und Untertitel sehr gut ausgedrückt sind. Wie der Titel sagt, weist Zillmer nach, dass unser derzeit von der Schulwissenschaft propagiertes, lyellistisch-darwinistisches Erdgeschichts-Weltbild voller grosser und schwerer Irrtümer ist. Der Untertitel DIE URZEIT WAR GESTERN besagt, dass Zillmer sozusagen Dacqué's "Urwelt" ( mit vorzeitlicher Tierund Pflanzenwelt, speziell auch den Dinosauriern, aber auch mit fürchterlichen Mega- Kataklysmen à la Sintflut ) viel näher an die Jetztzeit heranholt, den vermeintlichen Millionen Vorzeitjahren etliche Nullen wegstreicht.
  Durch Zillmers Buch wird erneut deutlich, wie ausserordentlich wichtig für die Fortentwicklung unserer Wissenschaften die Arbeit von Privatforschern ( sofern sie sich, wie Zillmer, kompetent gemacht haben ) ist, der modernen Nachfolger der "Privatgelehrten" oder "Gentlemen scholars" von einst! Denn, wie Professor Bazon Brock von der Bergischen Universität Wuppertal im Vorwort nur allzu berechtigt fragt :

"Wieso sind wir eigentlich auf Autoren wie Velikovsky, Tollmann oder Zillmer angewiesen, um zu alternativen Deutungsmustern zu kommen ? Warum werden die von den Normalwissenschaften nicht auch selbst hervorgebracht... ?".

   Diese Frage kann aus wissenschaftssoziologischer Sicht ganz klar beantwortet werden, zumindest soweit es unsere Establishment-Vorgeschichtsforschung betrifft : Diese Schulwissenschaft scheint aus sich selbst heraus kaum noch erneuerungsfähig zu sein.
  Der Leser muss bei IRRTÜMER DER ERDGESCHICHTE zwei unterschiedliche Anliegen des Autors auseinanderhalten. Einmal geht es Zillmer darum, einfach Fakten vorzustellen, die mit dem schulwissenschaftlicherseits propagierten, lyellistisch-darwinistischen ( nicht- katastrophischen ) Vorzeit-Weltbild absolut nicht zusammenpassen. Das ist ihm sher gut gelungen! Andererseits steuert er alternative Deutungen und Szenarien bei, die ( wie Zillmer selbst sagt ), "nicht für sich in Anspruch nehmen, das Nonplusultra oder die Antwort schlechthin zu sein". Das kann man, wie jedem einsichtigen Leser ohnehin klar sein wird, von einem Privatforscher im Alleingang bei derart komplexen und verwickelten Problemlagen auch nicht verlangen.
  Aber Zillmer hat schon gute Gedanken beigesteuert! Und einprägsame Formulierungen. Einige Beispiele:

Wichtige Punkte im versuchsweisen, alternativen Zillmer-Szenario sind :

  Ein herausragender Bestandteil des Buches ist das umfangreiche, grossenteils aus Farbfotos bestehende Abbildungsmaterial. Dieses allein schon würde den Kauf des Buches rechtfertigen !

   Von einem Rezensenten erwartet man auch ein paar kritische Bemerkungen. Was könnte man in dieser Richtung anführen ? Dacqué war zwar Professor an der Münchener Ludwig-Maximilians-Universität, hatte aber keinen Lehrstuhl ( der Rezensent hat seine Personalakte eingesehen ), kann ihn also auch nicht verloren haben ( S. 211 ). Sitchins Thesen gelten als umstritten. Dass der Pazifik eine kollisionsnarbe ist sei - Hm ? Nun ja - in den Wissenschaften ist eben alles provisorisch, nicht nur die Establishment- Lehrmeinungen, auch die Aussenseiter-Szenarien. "Man weiss, dass der Mond in früheren Zeiten sehr viel dichter an der Erde positioniert war" ( S. 120 ) : Ich vermute eher das Gegenteil. Da wäre eine Quellenangabe gut gewesen. Aber das wäre es dann auch schon, mehr findet der Rezensent nicht. Doch halt ! Einen wichtigen Punkt hätte er fast vergessen : Das Stichwort-Register ist viel zu dürftig, und es scheint mittels eines Zufallsgenerators zusammengestellt worden zu sein ! Dies sollte in einer 2. Auflage unbedingt ausgebessert werden !

 

 

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ADDENDUM

pour les lecteurs francophones

   Après un premier livre "Darwins Irrtum" ( "L'erreur de Darwin" ), l'auteur Hans-Joachim Zillmer enfonce le clou avec son nouvel ouvrage : "Irrtümer der Erdgeschichte" ( "Erreurs dans l'histoire de la Terre" ).
  Pour Zillmer, comme pour un nombre croissant de scientifiques, la durée des périodes géologiques a été artificiellement "gonflée" depuis Darwin et Lyell. En effet, pour que l'évolution biologique puisse normalement suivre son cours, il fallait que ces âges aient duré un certain temps. Quelques centaines de millions d'années, au moins.
  Or ce n'est valable que dans une conception uniformiste de la géologie. On comprend qu'à la fin du XIXe siècle, le mouvement de la Terre et des planètes puisse apparaître comme une mécanique parfaitement huilée. Les partisans de Charles Lyell pensaient alors que l'histoire de notre Terre était celle d'un astre tranquille : les phénomènes géologiques du passé s'expliquaient de la même manière que ceux qui sont actuellement observables : sédimentation, érosion par la pluie et les vents, séismes, volcans...
  Dans ces conditions, il était aisé de postuler une grande ancienneté des strates sédimentaires les plus basses, puisque l'on calculait leur âge à partir de leur épaisseur et du temps moyen avec lequel les dépôts alluvionnaires ou éoliens s'accumulaient.
  Le problème, c'est que les données actuelles de l'Astronomie font apparaître autour de nous un monde plutôt apocalyptique. Les planètes sont sur des orbites plutôt instables, et de gros cailloux ( astéroïdes ), d'un km de diamètre ou plus, sont lancés sur des courses folles à travers le système solaire, menaçant de percuter la Terre.
  De tels impacts ont dû survenir dans un passé récent. Il est alors aisé d'imaginer que de nombreux dépôts de sédiments - formant le grès, le calcaire et autres roches - ne sont pas survenus par "lente superposition", mais par projection, puis accumulation et durcissement quasi immédiat, après un impact météoritique majeur.
  Voici donc le nouveau paradigme avec lequel les scientifiques du XXIe siècle vont devoir composer.
  Dans cette histoire revisitée du globe, les fossiles - inclus dans les couches géologiques - prennent une autre valeur explicative. C'est pourquoi les attaques du Dr. Zillmer se font en direction du darwinisme pur et dur. Bien sûr, il faut étudier chaque exemple au cas par cas. Dinosaures et humains ont-ils cohabité ? Oui, c'est ce que postule également la théorie de la bipédie initiale. L'ère Tertiaire ( anciennement dite : "ère des mammifères" ) n'a pas duré dans les 65 millions d'années, mais beaucoup moins. L'homme était sans doute présent dès le Primaire.
  Il faudra du temps pour remettre toutes les pendules à l'heure, mais nous y arriverons dans le cadre d'un débat serein avec les géologues uniformistes et les inconditionnels de Darwin. Nous retrouvons, 2 siècles plus tard, les mêmes débats passionnés que ceux que menèrent Lamarck et Cuvier. Preuve s'il en faut que la science doit perpétuellement se remettre en question !

François de SARRE

 

 

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COMMENTAIRE CRITIQUE DES DEUX LIVRES :

 

" DIE ERSTEN ENTDECKER AMERIKAS "
[ " Les premiers découvreurs de l'Amérique " ]

Christine PELLECH,
éd. Peter Lang, Francfort/Bern, 1997
ISBN 3-631-30723-3

par François de SARRE

   L'année 1992 fut marquée par toutes sortes de cérémonies commémoratives pour célébrer le cinq-centième anniversaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. En fait, le navigateur gênois a surtout livré le Nouveau Monde à la conquête européenne.
  Bien sûr, personne n'est dupe. Même si nos chères têtes blondes apprennent encore sur les bancs de l'école que c'est Christophe Colomb qui a découvert l'Amérique... Tout le monde a entendu parler des Vikings. On sait maintenant que ces derniers étaient parvenus au moins jusqu'à Terre-Neuve. Les preuves archéologiques existent. Mais quid des peuples qui ont précédé les Vikings en Amérique ?
  Le livre très documenté de Christine Pellech ( près de 500 pages de texte ! ) nous emmène à la découverte des civilisations antiques qui ont connu les anciens habitants de l'Amérique...

  Certes, on peut rechercher des preuves archéologiques, "palpables". Il y en a sans doute, même si elles ne sont pas "reconnues" par les historiens d'école. On retrouve d'ailleurs la même chose en paléontologie humaine. Chacun voit "sa" vérité.
  Mais c'est surtout le contexte culturel de l'Antiquité qui nous mène vers la voie de l'Amérique ancienne... Car il existait alors ce que Christine Pellech appelle un "Kulturdiffusionismus", c'est-à-dire un substrat culturel, une transmission de la culture d'un bord de l'océan Atlantique à l'autre [ dans les 2 sens ]. Non seulement le commerce des denrées, mais aussi l'échange des idées, puis leur diffusion.
  Diffusionnisme est le contraire d'isolationnisme. C'est pourtant ce dernier point de vue qui a la faveur des anthropologues, comme si les anciennes civilisations étaient restées pendant des millénaires sans établir de contacts ! Il s'agit bien sûr d'un parti pris.
  L'exemple le plus souvent cité est celui des pyramides. On en trouve en Amérique ( Mexique, Pérou ), en Egypte, en Mésopotamie, en Chine...
  Comme le dit l'ethnologue norvégien Thor Heyerdahl : "L'homme savait hisser une voile avant de seller un cheval... et parcourait les mers du globe avant de traverser les continents en chariot".
  Cela paraît logique. Peut-être existait-il aussi durant la Proto-Histoire une sorte de "Hanse", une ligue de marchands et d'armateurs ? Mais Christine Pellech n'évoque pas expressement la fameuse Atlantide. En revanche, elle décortique les récits antiques que nous connaissons : l'épopée des Argonautes, le voyage d'Ulysse et celui de Pythéas.

"Die ersten Entdecker Amerikas" est un excellent livre de réflexions, publié par Peter Lang ( Europäischer Verlag der Wissenschaften ), Francfort/Bern. Du même auteur et chez le même éditeur, on peut lire "Die Argonauten", paru en 1992.
[ Editeur: Peter Lang AG, Jupiterstrasse 15, Postfach 277,CH-3000 Bern (Suisse) ]

Christine Pellech est ethnologue à Vienne (Autriche). Elle publie depuis début 2000 une revue trimestrielle en langue anglaise: "Migration & Diffusion".
[Dr. Christine Pellech, Odyssee-Verlag, Zehenthofg. 19/RH.1, 1190 Wien / Austria]

Notons aussi l'article du géologue français Jacques Collina-Girard (CNRS-université Aix-Marseille ) :
"L'Atlantide devant le détroit de Gibraltar. Mythe ou réalité ?", paru dans les Comptes-rendus de l'Académie des sciences de Paris, vol. 333, p. 233-240, 2001.

 

 

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" EVOLUTION - Ein kritisches Lehrbuch "
[ " EVOLUTION - un manuel critique pour l'étudiant " ]

Reinhard JUNKER & Siefried SCHERER,
éd. WEYEL, Giessen, 2001
ISBN 3-921046-10-6

par François de SARRE

   Voici un ouvrage qui sort vraiment de l'ordinaire. Tout d'abord par son aspect : livre cartonné, grand format, plus de 300 pages, des illustrations en couleur à toutes les pages, des index, des glossaires, etc... Le livre parfait pour l'étudiant en biologie - ou toute personne passionnée par les sciences naturelles.
  Les auteurs principaux, Reinhard Junker et Siegfried Scherer sont des scientifiques confirmés, l'un dans la biologie classique et la paléontologie, l'autre dans la biologie moléculaire.
  Mais ce qui change tout à l'ouvrage, c'est l'épithète "critique", glissée dans le titre à côté du mot évolution...
  Un manuel sur l'évolution destiné aux étudiants en biologie [ voire aux écoliers ] peut-il être critique ? Ma réponse est assurément : oui !
  En fait, ce n'est pas l'évolution qui est critiquée, mais bien la prérogative donnée actuellement au néo-darwinisme, qui seul aurait le droit d'être enseigné dans les universités ?

   Ce qui compte, dans un manuel destiné aux étudiants, c'est de discuter tous les aspects d'une théorie, toutes les facettes de la réalité biologique, et évoquer bien sûr les éventuelles explications divergentes. C'est le b.a.-ba de l'esprit scientifique !
  On n'enseigne pas un <<dogme>> aux étudiants, mais on leur fournit un savoir et une méthode basée sur l'expérimentation et sur le débat contradictoire.
  Quand l'explication usuelle ( mutations, macro-évolution ) ne tient pas la route, il est juste d'aller voir l'alternative "déviante" proposée par la lamarckisme, ou par ce que j'appelerai le néo-cuviérisme [ les auteurs parlent de modèle créationniste ].
  Finalement, le train de la science est toujours en marche. Beaucoup de nos "certitudes" sur l'évolution seront remises en cause dans les décennies qui vont suivre. Déjà le problème épineux de l'ascendance de l'homme est en train de descendre de l'arbre où il s'était caché depuis plus d'un siècle...
  Nous saluons ici un excellent ouvrage qui devrait avoir une place de choix dans les rayons de bibliothèque de tout chercheur scientifique, professionnel ou amateur, de tout étudiant en biologe ou écolier, de tout passionné des sciences de la vie.

   Nous espérons bien sûr la sortie prochaine d'une version française du livre "Evolution - Ein kritisches Lehrbuch", publié aux éditions Ulrich Weyel GmbH & Co., Postfach 11 14 24, D-35359 Giessen ( Allemagne ).

 


FIN


 

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