LE BULLETIN DE LA BIPEDIE INITIALEEditée par le Centre d'Etude et de Recherche sur la Bipédie Initiale :BIPEDIAA Review from the STUDY and RESEARCH CENTER for INITIAL BIPEDALISM Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter :
« Où est donc passé le Moyen-Age ? »L'invention de l'ère chrétienne par François de SARRE
Chapitre 11Essai de reconstruction historique
Homme de science, l'historien se trouve comme délégué Henri-Irénée Marrou, De la connaissance historique
Voici enfin le moment tant attendu - je n'en doute point - par le lecteur, de découvrir la reconstruction que nous proposons de la fresque historique, pour la période allant de Jules-César à notre présent. Bien entendu, le lecteur attentif trouvera aussi à la fin de ce livre,
une liste chronologique « classique » des grandes dates en anno domini,
sous une forme que l'on peut voir dans n'importe quelle encyclopédie ou manuel.
Ainsi sera-t-il à même de comparer - et de retrouver un univers plus « connu » de lui.
Dans un prochain récapitulatif, les événements marquants de l'Histoire depuis Jules-César seront disposés en parallèle sur un tableau, dans les deux chronologies. En attendant, voici un premier schéma que j'avais proposé ( 55 )
en marge d'un exposé, publié en 2003 :
L'année de la réforme grégorienne du calendrier, 1582 anno domini,
peut être "traduite", si l'on veut, par 368 BP. Cela permet de préciser que cet événement historique
a eu lieu 368 années avant l'année de référence 1950. Pourquoi 1950 ? Parce qu'il faut bien
une année « pivot », afin d'éviter que certaines dates
ne « flottent », ou ne soient ambiguës…
Du coup, cela rend les dates beaucoup plus « concrètes » ! On peut ainsi bien mieux se représenter la durée qui s'est écoulée depuis ce fameux « 1582 anno domini ». Et ce ne sont guère qu'un peu plus de quatre siècles… Si nous considérons qu'il y a 423 ans, on n'était grosso modo qu'à deux siècles et demi des événements « fondateurs » des grandes religions monothéistes, eh bien !, nous nous n'en sommes, nous-mêmes, éloignés que de 6 siècles et demi… Autrement dit, nous ne serions qu'à 6 siècles et demi du début de notre ère… ! Cela ne veut pas dire, empressons-nous de le rappeler, que tous les événements
historiques ( pour peu qu'ils aient réellement eu lieu ! ), placés conventionnellement
entre l'an « un » et l'an « 1582 », doivent être recasés
dans la "fourchette" constituée par les dates « 1347 » et « 1582 ».
En fait, bien des événements « du cycle chrétien »,
ou ressentis comme tels, sont en réalité antérieurs… au Christianisme !
La date-pivot « 500 BP » que je donne pour la Renaissance correspond aux années 1453 ou 1454, quand deux événements importants sont venus sceller la fin du « Moyen-Âge » :
On le voit, même dans la perspective hypercritique qui est celle de ce livre, le Moyen-Âge aura quand même duré près de deux siècles ! Maintenant, pour satisfaire la légitime curiosité du lecteur, je vais tenter d'intégrer diverses dates historiques dans une reconstruction chronologique. A mes yeux, bien sûr, ce tableau n'a qu'un statut d'hypothèse. C'est au fil des discussions que l'on jugera du bien-fondé des éléments historiques ainsi (re)mis en place !
Quelle est la thèse principale de ce livre, par rapport aux autres chronologies,
déjà proposées par des « récentistes » contemporains, comme Heribert Illig ou
Anatoly Fomenko ? Avec Uwe Topper, les convergences sont grandes.
Ainsi, un épisode comme celui du « Décaméron »
de Giovanni Boccacio ( 1313-1373 ) qui narre la fuite de jeunes gens devant la Grande Peste
qui ravage l'Italie, peut avoir dépeint un épisode contemporain de l'écrivain, en l'occurrence la fin
de l'Empire romain d'Occident. On connaît aussi l'omniprésente histoire de l'attrapeur de rats de Hamelin,
en Allemagne : celle du baladin vengeur et de sa flûte magique qui attire les rats
- puis les enfants - hors de la ville ( 57 ).
Tous ces événements tragiques ont pu avoir lieu voici moins de 7 siècles, il s'agit de la même catastrophe « dédoublée » qui fut occasionnée par un cataclysme majeur : le passage rapproché d'une comète, et également quelques chutes de débris. C'est en tout cas l'explication qui paraît la mieux appropriée… La différence temporelle entre les deux époques : 8 siècles
d'histoire ( ! ) ne doit bien sûr pas être complètement oblitérée,
ou « déclarée nulle et non avenue » !
Tout comme dans la Hofkirche d'Innsbruck, une leçon d'histoire 'révisée'
peut être donnée à qui sait bien regarder…
Tout comme Clovis, tout comme Théodoric, le roi Arthur était non seulement roi,
mais remplissait aussi des fonctions dans l'armée romaine… S'il est tombé
dans les « trappes de l'Histoire », c'est peut-être tout simplement parce qu'il n'a pas
été « baptisé » rétro-activement, comme le fut notamment Clovis…
C'est ainsi que l'on peut expliquer bien des choses…
Nous avons évoqué que le grand falsificateur avait été l'Église catholique romaine, en la personne de divers souverains pontifes, sans oublier le roi de France ( Philippe le Bel ), ainsi que les empereurs de Byzance et du Saint-Empire romain germanique, qui étaient de «mèche »… Au concile de Trente, qui débuta en 1545, l'histoire de l'Antiquité fut
promptement réécrite - ainsi que l'Histoire tout court. L'invention de la
« donation de Constantin » permit à l'Église de s'approprier en toute légitimité
les « états pontificaux », mais les empereurs et roitelets européens eurent également
droit à leur part du 'butin'.
Mais, répétons-le, tout ce chambardement n'aurait jamais eu lieu
s'il n'y avait eu une grande catastrophe planétaire, un siècle et demi auparavant.
Car ce n'est qu'après cet événement, un désastre au sens étymologique du terme ( = dés - astre ) impliquant un corps céleste - imprévu - dans le déroulement de l'action, que l'occasion se présenta de « refondre » l'Histoire ! Dans un monde où les survivants, hébétés, avaient tout perdu… et notamment tout point
de repère avec l'extérieur, avec le « reste de la planète », la mémoire du passé vécu
et appris se perdit bien vite.
L'émergence des grandes religions monothéistes, à partir d'un substrat déjà en place, s'explique très bien par le caractère véritablement cataclysmique du phénomène. En Europe occidentale, préexistaient les religions celtes ou nordiques, gréco-romaines, mêlées d'influences orientales ( cultes d'Isis et de Mithra ) et de gnosticisme. On peut penser qu'en Europe trois courants idéologiques distincts avaient déjà pris corps, dont les trois grandes religions monothéistes allaient bientôt émerger. Le Christianisme vit le jour dans le couloir rhodanien, en Avignon, dans la continuité des cultes locaux voués à Esu, Dionysos et Jules-César. Après la catastrophe, les églises romanes et gothiques d'Occident furent récupérées par le Christianisme naissant. Certains détails picturaux et sculpturaux indiquent ce « changement de propriétaire », tout comme l'examen critique des hagiographies ou légendes locales. Après la catastrophe, il fut facile pour les masses dirigeantes, rois ou papes, de faire adopter partout la nouvelle religion ; les quelques îlots de résistance « païens » ou « hérétiques » étant vite réduits à néant, parfois au prix de sanglantes batailles, ou de « croisades »…
Les Croisades
Levées par les papes, les Croisades étaient plus destinées à combattre
l'ennemi intérieur hérétique ou païen, voire les Byzantins du Proche-Orient, qu'à aller libérer
un hypothétique « tombeau du Christ ».
Il est néanmoins possible de distinguer 3 composantes :
Cet aspect des recherches est relativement nouveau. Nous avons vu que Heribert Illig et Hans-Ulrich Niemitz se concentraient sur la période du haut Moyen-Âge. Quant aux récentistes russes Anatoly Fomenko et Gleb Nosovski, ou bien Eugen Gabowitsch, ils pensent que la première croisade s'est bien déroulée à la date généralement indiquée ( 1096 ), car le Christ lui-même serait mort peu de temps auparavant. Ces chercheurs lisent le texte biblique au plus près, et identifient l'étoile de Bethléem avec la supernova apparue dans la constellation du Crabe, puis calculent la date de la crucifixion en 1095. Peut-on véritablement calculer une date rétro-activement à partir d'un tel événement ? La super-nova de " 1054 " n'est attestée que par une seule "source" historique, dans une chronique chinoise. Mais on n'est vraiment sûr de rien, car les correspondances historiques entre les diverses trames temporelles sont aléatoires. Si l'on prend le récit des Évangiles au pied de la lettre, rien n'interdit
de penser que la première croisade ait eu lieu peu de temps après la crucifixion
( post-datée en 1095 ). La réflexion de Gabowitsch et de Fomenko est de dire :
« Pourquoi a-t-il fallu tant de temps pour partir et libérer la tombe du Christ ? ».
Il y aurait des chroniques médiévales pour affirmer justement que les croisés se sont mis en route
un an après la crucifixion…
Quoi qu'il en soit, il avait été décidé en haut lieu de « vieillir » l'ère chrétienne, par divers artifices, comme la constitution d'une ère, anno domini, afin d'asseoir la légitimité papale et impériale. La falsification de l'Histoire fut entreprise par les clercs, réalisée par les
moines-copistes, puis relayée par les chronologistes et chroniqueurs du 15ème
et 16ème siècle, pas forcément acquis au Vatican !
Ainsi l'Histoire telle que nous la connaissons fut-elle intégrée dans les manuels scolaires. Et c'est bien pourquoi nous faisons une 'fixation' sur les longues périodes temporelles !
En définitive, notre Histoire occidentale a été plus que doublée… Si l'on se base sur l'acte fondateur du christianisme, la naissance du Christ, en l'an « un » de Dionysus Exiguus, cet événement, fictif ou réel, serait à reporter autour de 1347. Ainsi, nous écririons en ce moment… le 7ème siècle de notre ère.
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