LE BULLETIN DE LA BIPEDIE INITIALE

Editée par le Centre d'Etude et de Recherche sur la Bipédie Initiale :

BIPEDIA

A Review from the STUDY and RESEARCH CENTER for INITIAL BIPEDALISM


Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter :
M. François de Sarre,
par e-mail


 


 

« Où est donc passé le Moyen-Age ? »

L'invention de l'ère chrétienne

par  François de SARRE

 

 

TABLE DES MATIERES :

Introduction

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11

Les bizarreries du calendrier
Fomenko et les "récentistes"
Les cieux nous sont tombés sur la tête
Quelques problème de dates
Les "siècles fantômes" du Moyen-Age
Charlemagne : un héros de légende
Le Christianisme est-il né en Avignon ?
L'histoire des trois églises
Qui a bien pu avancer l'heure ?
En quel siècle sommes-nous donc ?
Essai de reconstruction historique

Epilogue

Littérature et notes
Glossaire

Bibliographie générale
Dates importantes en anno domini

 

 


 

Chapitre 11

Essai de reconstruction historique

 

Homme de science, l'historien se trouve comme délégué
par ses frères les hommes à la conquête de la vérité…

Henri-Irénée Marrou, De la connaissance historique

 

  Voici enfin le moment tant attendu - je n'en doute point - par le lecteur, de découvrir la reconstruction que nous proposons de la fresque historique, pour la période allant de Jules-César à notre présent.

  Bien entendu, le lecteur attentif trouvera aussi à la fin de ce livre, une liste chronologique « classique » des grandes dates en anno domini, sous une forme que l'on peut voir dans n'importe quelle encyclopédie ou manuel. Ainsi sera-t-il à même de comparer - et de retrouver un univers plus « connu » de lui.
  Car il peut être déconcertant de découvrir des dates infiniment plus jeunes que celles auxquelles on est habitué

  Dans un prochain récapitulatif, les événements marquants de l'Histoire depuis Jules-César seront disposés en parallèle sur un tableau, dans les deux chronologies.

  En attendant, voici un premier schéma que j'avais proposé ( 55 ) en marge d'un exposé, publié en 2003 :
  C'est un exemple de chronologie courte, illustrant les mille dernières années. On part de l'époque gréco-romaine "recadrée" à 1000 BP [ la date se trouvant à gauche ], pour remonter dans le cours du temps.
  Rappelons que « 1000 BP » veut dire tout simplement : « mille ans avant notre présent ».

 

Dates en années BP
( avant le présent ) :
Événements :
Vers 1000 Dynastie égyptienne des Ptolémées, grandes civilisations du Proche-Orient ( Perse ) et d'Europe orientale ( Grèce ). Royaume de Judée.
L'Empire romain est en pleine expansion : c'est l'époque du "mare nostrum", la Méditerranée est sous le contrôle de Rome.
Vers 700 Fin de l'Empire romain d'Occident ; événement cataclysmique sur l'ouest de l'Europe ; graves inondations, puis épidémie de peste ; perte d'identité des survivants ; en Avignon, puis à Rome, l'élite politico-religieuse, qui avait en partie gardé la connaissance des événements passés, modèle progressivement une chronologique "longue" en intégrant dans l'Histoire des épisodes fictifs ou dupliqués.
Entre 600 et 400 Quattrocento, cinquecento.
Fin du Moyen-Âge et Renaissance, durant laquelle on « réinventa » l'Antiquité…
La date 500 BP correspond approximativement à 1454 : redécouverte de l'imprimerie par Gutenberg.
368 En chronologie "Years Before Present", 368 correspond à l'année 1582 après J.-C., date de la réforme grégorienne.

 

  L'année de la réforme grégorienne du calendrier, 1582 anno domini, peut être "traduite", si l'on veut, par 368 BP. Cela permet de préciser que cet événement historique a eu lieu 368 années avant l'année de référence 1950. Pourquoi 1950 ? Parce qu'il faut bien une année « pivot », afin d'éviter que certaines dates ne « flottent », ou ne soient ambiguës…
  A la date de rédaction de ce livre, en 2006, cela fait donc 56 ans de plus. Ce qui permet de calculer aisément que la réforme du calendrier par le pape Grégoire XIII a eu lieu voici 368 + 56 = 424 années en amont de nous.

  Du coup, cela rend les dates beaucoup plus « concrètes » ! On peut ainsi bien mieux se représenter la durée qui s'est écoulée depuis ce fameux « 1582 anno domini ». Et ce ne sont guère qu'un peu plus de quatre siècles…

  Si nous considérons qu'il y a 423 ans, on n'était grosso modo qu'à deux siècles et demi des événements « fondateurs » des grandes religions monothéistes, eh bien !, nous nous n'en sommes, nous-mêmes, éloignés que de 6 siècles et demi

  Autrement dit, nous ne serions qu'à 6 siècles et demi du début de notre ère… !

  Cela ne veut pas dire, empressons-nous de le rappeler, que tous les événements historiques ( pour peu qu'ils aient réellement eu lieu ! ), placés conventionnellement entre l'an « un » et l'an « 1582 », doivent être recasés dans la "fourchette" constituée par les dates « 1347 » et « 1582 ».
  Cela ne représente en effet qu'une durée de 235 années « vraies »…

  En fait, bien des événements « du cycle chrétien », ou ressentis comme tels, sont en réalité antérieurs… au Christianisme !
  Des dynasties régnantes, comme celle des Mérovingiens, ont pu être « christianisées » après coup, lorsque l'Histoire a été réécrite par les clercs, puis entérinée par Joseph Scaliger le réformé qui, souvenons-nous, a vécu entre 1540 et 1609. Pour nous situer, c'était l'époque d'Henri IV, né en 1553 à Pau, roi de Navarre en 1572, puis roi de France en 1589, sacré à Chartres en 1594, et mort à Paris, assassiné par Ravaillac en 1610.

  La date-pivot « 500 BP » que je donne pour la Renaissance correspond aux années 1453 ou 1454, quand deux événements importants sont venus sceller la fin du « Moyen-Âge » :

  • la prise de Constantinople par les Turcs ;
  • la redécouverte de l'imprimerie par Gutenberg ( 56 ).

  On le voit, même dans la perspective hypercritique qui est celle de ce livre, le Moyen-Âge aura quand même duré près de deux siècles !

  Maintenant, pour satisfaire la légitime curiosité du lecteur, je vais tenter d'intégrer diverses dates historiques dans une reconstruction chronologique. A mes yeux, bien sûr, ce tableau n'a qu'un statut d'hypothèse. C'est au fil des discussions que l'on jugera du bien-fondé des éléments historiques ainsi (re)mis en place !

 

Date
conventionnelle :
Événements : Date recalculée
en années BP :
- 44
- 27
Mort de Jules-César,
puis avènement d'Auguste, empereur romain
- 1000
- 4 Naissance du Christ événement fictif
79 Éruption du Vésuve et ensevelissement de Pompéi événement anti-daté
- 700
284 Dioclétien, élu empereur romain, début de l'ère de Dioclétien - 800
337 Baptême et mort de Constantin le Grand événement fictif
mais personnage réel
vers -  700
476 Chute du dernier empereur romain d'Occident - 700
498 Baptême de Clovis à Reims événement fictif
mais personnage réel
vers - 750
541-542 Grande Peste dite de Justinien, du nom de l'empereur byzantin qui construisit la basilique de Hagia Sophia entre 532 et 537.
 
[ cet événement est synchronisé avec la Grande Peste du 14ème siècle ]
- 700
620 Hégire - 650
800 Charlemagne couronné empereur événement fictif
1000 An Mil événement recréé
vers - 600
1095-1099
1198-1204
Croisades, jusqu'au sac de Constantinople événements décalés
dans le temps ou l'espace
entre - 750 et - 600
1165-1223
1214-1270
1268-1314
Philippe II Auguste,
Louis IX ou Saint Louis,
Philippe IV le Bel
personnage fictif
personnage fictif
personnage réel

vers - 680
1346-1348 Peste Noire ou Grande Peste du Moyen-Âge
 
[ rétro-synchronisée avec la Grande Peste de Justinien, 6ème siècle ]
- 700
1309-1371
1378-1409
Papauté en Avignon autour de - 680
1453
 
1454
Prise de Constantinople par les Turcs.
Redécouverte de l'imprimerie par Gutenberg
- 500
1582 Réforme grégorienne du calendrier - 368

 

  Quelle est la thèse principale de ce livre, par rapport aux autres chronologies, déjà proposées par des « récentistes » contemporains, comme Heribert Illig ou Anatoly Fomenko ? Avec Uwe Topper, les convergences sont grandes.
  Ce qui est particulier dans cette étude, c'est que tout s'articule autour de la mise en synchronisation des deux grandes épidémies de peste, celle de Justinien ( 541-542 ) et celle du Moyen-Âge tardif ( 1345-1348 ).
  A la suite de ces deux épisodes, largement décrits et commentés par les historiens, il y a eu en Europe de grandes inondations, des raz-de-marée, et de graves détériorations climatiques… possiblement causés par le passage d'un corps céleste dans l'atmosphère de la Terre ! Ces terribles événements ont été suivis par des épidémies de peste, par des désordres incontrôlés et par l'effondrement des structures sociales.
  Le « hiatus » artificiel d'environ 8 siècles n'a pas de raison d'être… Si les deux séries de catastrophes ont bien été confondus - ou sciemment mélangés - par les chronologistes, on devrait passer sans transition aucune du 6ème au 14ème siècle !

  Ainsi, un épisode comme celui du « Décaméron » de Giovanni Boccacio ( 1313-1373 ) qui narre la fuite de jeunes gens devant la Grande Peste qui ravage l'Italie, peut avoir dépeint un épisode contemporain de l'écrivain, en l'occurrence la fin de l'Empire romain d'Occident. On connaît aussi l'omniprésente histoire de l'attrapeur de rats de Hamelin, en Allemagne : celle du baladin vengeur et de sa flûte magique qui attire les rats - puis les enfants - hors de la ville ( 57 ).
  On pense habituellement que la version écrite la plus ancienne de ce récit - qui prend tout son sens dans un contexte de peste - remonte à 1430/50. L'événement, quant à lui, serait antérieur - ce qui le rattache au premier épisode de peste - voire plutôt à l'unique grande manifestation de ce fléau, à la suite des cataclysmes des 6ème / 14ème siècles !

  Tous ces événements tragiques ont pu avoir lieu voici moins de 7 siècles, il s'agit de la même catastrophe « dédoublée » qui fut occasionnée par un cataclysme majeur : le passage rapproché d'une comète, et également quelques chutes de débris. C'est en tout cas l'explication qui paraît la mieux appropriée…

  La différence temporelle entre les deux époques : 8 siècles d'histoire ( ! ) ne doit bien sûr pas être complètement oblitérée, ou « déclarée nulle et non avenue » !
  Les événements qui s'y sont déroulés… [ en gros : de Clovis à Philippe le Bel ]… ont, dans une certaine mesure, pu être décalés dans la trame temporelle, aussi bien vers le haut que vers le bas…
  Certains événements historiques se rapportent à des épopées guerrières ( Charlemagne ) imaginées, ou constituent des répétitions dynastiques, comme l'a démontré Fomenko.

  Tout comme dans la Hofkirche d'Innsbruck, une leçon d'histoire 'révisée' peut être donnée à qui sait bien regarder…
  Souvenons-nous. Le fabuleux Arthur, roi des deux Bretagne ( 2ème moitié du 5ème siècle ), y est représenté en habits du Moyen-Âge, en compagnie de personnages réputés historiques, comme Clovis, roi des Francs ( qui régna de 465 à 471 ) ou Théodoric, roi des Ostrogoths ( 454-526 ) [ et aussi de personnages moins tardifs ou contemporains de l'empereur Germanique Maximilien 1er ( 16ème siècle ) auquel le monument est dédié ].
  C'est un peu comme si l'on avait voulu gommer la période comprise entre le 6ème et le 14ème siècle. Sachant que l'artiste allemand Dürer avait supervisé l'élaboration des statues… est-ce une sorte de message qu'il a voulu adresser aux générations suivantes ?

  Tout comme Clovis, tout comme Théodoric, le roi Arthur était non seulement roi, mais remplissait aussi des fonctions dans l'armée romaine… S'il est tombé dans les « trappes de l'Histoire », c'est peut-être tout simplement parce qu'il n'a pas été « baptisé » rétro-activement, comme le fut notamment Clovis…
  Non reconnu officiellement par l'Église, le roi Arthur a « dérivé » dans la légende… et vers son statut actuel de personnage « fictif » !

  C'est ainsi que l'on peut expliquer bien des choses…
  Dans un processus inverse, Charlemagne, le héros de chansons de geste, a été quant à lui reconnu « historiquement authentique », ainsi que quelques autres…

  Nous avons évoqué que le grand falsificateur avait été l'Église catholique romaine, en la personne de divers souverains pontifes, sans oublier le roi de France ( Philippe le Bel ), ainsi que les empereurs de Byzance et du Saint-Empire romain germanique, qui étaient de «mèche »…

  Au concile de Trente, qui débuta en 1545, l'histoire de l'Antiquité fut promptement réécrite - ainsi que l'Histoire tout court. L'invention de la « donation de Constantin » permit à l'Église de s'approprier en toute légitimité les « états pontificaux », mais les empereurs et roitelets européens eurent également droit à leur part du 'butin'.
  Restait à consigner tout cela. Après le concile, une réforme calendaire paraissait appropriée pour « normaliser » la trame chronologique. Ce fut celle instaurée par Grégoire XIII en 1582.

  Mais, répétons-le, tout ce chambardement n'aurait jamais eu lieu s'il n'y avait eu une grande catastrophe planétaire, un siècle et demi auparavant.
  Sans elle, nous serions peut-être encore dans l'Empire romain !
  La comète a joué le rôle essentiel du « déclencheur ».

  Car ce n'est qu'après cet événement, un désastre au sens étymologique du terme ( = dés - astre ) impliquant un corps céleste - imprévu - dans le déroulement de l'action, que l'occasion se présenta de « refondre » l'Histoire !

  Dans un monde où les survivants, hébétés, avaient tout perdu… et notamment tout point de repère avec l'extérieur, avec le « reste de la planète », la mémoire du passé vécu et appris se perdit bien vite.
  Sauf dans les classes dirigeante, ou, au contraire, on voulait « faire oublier » le passé… faire « table rase », selon l'expression imagée !
  Car cela allait permettre de réécrire l'Histoire !

  L'émergence des grandes religions monothéistes, à partir d'un substrat déjà en place, s'explique très bien par le caractère véritablement cataclysmique du phénomène. En Europe occidentale, préexistaient les religions celtes ou nordiques, gréco-romaines, mêlées d'influences orientales ( cultes d'Isis et de Mithra ) et de gnosticisme.

  On peut penser qu'en Europe trois courants idéologiques distincts avaient déjà pris corps, dont les trois grandes religions monothéistes allaient bientôt émerger. Le Christianisme vit le jour dans le couloir rhodanien, en Avignon, dans la continuité des cultes locaux voués à Esu, Dionysos et Jules-César.

  Après la catastrophe, les églises romanes et gothiques d'Occident furent récupérées par le Christianisme naissant. Certains détails picturaux et sculpturaux indiquent ce « changement de propriétaire », tout comme l'examen critique des hagiographies ou légendes locales.

  Après la catastrophe, il fut facile pour les masses dirigeantes, rois ou papes, de faire adopter partout la nouvelle religion ; les quelques îlots de résistance « païens » ou « hérétiques » étant vite réduits à néant, parfois au prix de sanglantes batailles, ou de « croisades »…

 

Les Croisades

 

  Levées par les papes, les Croisades étaient plus destinées à combattre l'ennemi intérieur hérétique ou païen, voire les Byzantins du Proche-Orient, qu'à aller libérer un hypothétique « tombeau du Christ ».
  Si ce fut le cas, cela n'a pu l'être que relativement tard, le temps de construire les infrastructures.
  Le contexte moyenâgeux a été ajouté par des chroniqueurs tardifs, comme le bien-nommé « Anonyme des Croisades ».
  Si des combats ont effectivement été menés en Terre Sainte, c'était en vue de rétablir l'ordre quand les premiers pèlerinages s'organisèrent. On peut penser que ceux-ci n'étaient pas toujours très bien vus des « locaux »…
  Mais le même prétexte a pu être évoqué pour s'en aller guerroyer contre les hérétiques du sud de la France.
  On peut penser également que certains récits de croisades sont antérieurs au contexte historique habituellement évoqué ( 12ème et 13ème siècles ). Ils ont été transposés dans cette période par les chronologistes du 15ème siècle. En fait, ils pourraient se rattacher à une époque où les Francs ( non encore christianisés… car le christianisme n'existait pas encore ) - et sans doute quelques peuplades celtes - étaient établis au Proche et au Moyen Orient. Bien sûr, pas question alors d'aller libérer le « tombeau du Christ », le problème ne se posait pas !
  On le voit, les croisades ont eu différentes causes ou origines - et différents aboutissants. Dans un contexte de chronologie courte, il ne sera pas toujours aisé de démêler ce que les chroniqueurs du 15ème et du 16ème siècle ont « conçu » ou rajouté.

  Il est néanmoins possible de distinguer 3 composantes :

  • les faits historiques vrais mais décalés dans le temps ;
  • les faits historiques vrais mais décalés dans l'espace ;
  • les histoires totalement inventées.

  Cet aspect des recherches est relativement nouveau. Nous avons vu que Heribert Illig et Hans-Ulrich Niemitz se concentraient sur la période du haut Moyen-Âge. Quant aux récentistes russes Anatoly Fomenko et Gleb Nosovski, ou bien Eugen Gabowitsch, ils pensent que la première croisade s'est bien déroulée à la date généralement indiquée ( 1096 ), car le Christ lui-même serait mort peu de temps auparavant. Ces chercheurs lisent le texte biblique au plus près, et identifient l'étoile de Bethléem avec la supernova apparue dans la constellation du Crabe, puis calculent la date de la crucifixion en 1095. Peut-on véritablement calculer une date rétro-activement à partir d'un tel événement ? La super-nova de " 1054 " n'est attestée que par une seule "source" historique, dans une chronique chinoise. Mais on n'est vraiment sûr de rien, car les correspondances historiques entre les diverses trames temporelles sont aléatoires.

  Si l'on prend le récit des Évangiles au pied de la lettre, rien n'interdit de penser que la première croisade ait eu lieu peu de temps après la crucifixion ( post-datée en 1095 ). La réflexion de Gabowitsch et de Fomenko est de dire : « Pourquoi a-t-il fallu tant de temps pour partir et libérer la tombe du Christ ? ». Il y aurait des chroniques médiévales pour affirmer justement que les croisés se sont mis en route un an après la crucifixion
  Pour ma part, je pense que l'allusion au Moyen-Orient est tardive, et que les croisades ont surtout eu pour but d'éradiquer les poches de résistance hérétiques et "païennes" qui se constituèrent au début de l'expansion du christianisme, vers la fin du 14ème siècle.

  Quoi qu'il en soit, il avait été décidé en haut lieu de « vieillir » l'ère chrétienne, par divers artifices, comme la constitution d'une ère, anno domini, afin d'asseoir la légitimité papale et impériale.

  La falsification de l'Histoire fut entreprise par les clercs, réalisée par les moines-copistes, puis relayée par les chronologistes et chroniqueurs du 15ème et 16ème siècle, pas forcément acquis au Vatican !
  On les voit, comme Joseph Scaliger, argumenter à partir de pseudo-faits historiques inventés et propagés par l'Église.
  Il en résulta ce monde « artificiel », véritable construction intellectuelle, gérée adroitement par l'Église romaine, qui renvoyait l'Antiquité… aux calendes grecques ! Puis ce beau passé fut consacré et « certifié conforme » par les historiens de la 3ème République… anti-cléricale !

  Ainsi l'Histoire telle que nous la connaissons fut-elle intégrée dans les manuels scolaires.

  Et c'est bien pourquoi nous faisons une 'fixation' sur les longues périodes temporelles !
  Alors qu'en réalité, moins de 7 siècles nous séparent de la fin de l'Empire romain d'Occident, de l'époque des Clovis, Justinien ou Théodoric… Et moins de mille ans, de Jules-César ou de l'empereur Auguste !

  En définitive, notre Histoire occidentale a été plus que doublée

  Si l'on se base sur l'acte fondateur du christianisme, la naissance du Christ, en l'an « un » de Dionysus Exiguus, cet événement, fictif ou réel, serait à reporter autour de 1347.

  Ainsi, nous écririons en ce moment… le 7ème siècle de notre ère.

 


 

Suite...  Epilogue

 

Copyright François de SARRE © 2006 All Rights Reserved
Pour toute reproduction même partielle du texte, veuillez faire la demande auprès de M. François de SARRE

 


 

Retour au Sommaire


 

 

Retour à la page de BIPEDIA

 

Retour à la page du C.E.R.B.I.