LE BULLETIN DE LA BIPEDIE INITIALEEditée par le Centre d'Etude et de Recherche sur la Bipédie Initiale :BIPEDIAA Review from the STUDY and RESEARCH CENTER for INITIAL BIPEDALISM Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter :
« Où est donc passé le Moyen-Age ? »L'invention de l'ère chrétienne par François de SARRE
Chapitre 2Fomenko et les "récentistes"
La conception de notre historiographie traditionnelle - l'Histoire que nous apprenons à l'école - a été énoncée dans ses principes par Niccolo Machiavelli ( 1469-1527 ), développée dans les ouvrages de Scaliger, père et fils ( 16ème siècle ), puis chez Francis Bacon ( 1561-1626 ) et Denys Pétau ( 1583-1652 ). Cela dit, ces gens étaient vraisemblablement déjà des compilateurs, et non plus des conspirateurs. Basée sur une échelle chronologique totalement artificielle, cette historiographie a été vivement critiquée par les tenants de l'Histoire authentique. Initiée probablement dès le 16ème siècle par le professeur de Arcilla, de l'Université de Salamanque ( 5 ) qui déclarait que l'histoire ancienne avait été inventée au Moyen-Âge, la contestation se poursuivit avec Sir Isaac Newton, et l'abbé Jean Hardouin, au 17ème siècle. Elle se développa au début du 20ème siècle, notamment à travers les études du Suisse Robert Baldauf, du philologue anglais Edwin Johnson ( 6 ), puis de l'académicien russe Nicolaï Morozov. Nous le disions en entrée, le physicien Isaac Newton compte parmi les premières personnalités à avoir œuvré pour redresser la barre du Vaisseau de l'Histoire. En 1728, au lendemain de sa mort, paraissait une vaste monographie ayant pour titre : The Chronology of Ancient Kingdoms Amended, dans laquelle Newton resituait certains événements historiques, décalés selon lui de plusieurs siècles... En général, le monde lui semblait de trois cents à cinq cents ans plus jeune que ce que les chronologies affirmaient ; il fondait son idée sur le cours ordinaire de la nature, et sur ses observations astronomiques. Une sorte de connaissance empirique ! On le sait sans doute beaucoup moins, mais Newton,
en plus d'être physicien, (al)chimiste et astrologue, était également un passionné d'Histoire ancienne
( 7 ). Il émettait déjà de sérieux doutes sur la grande antiquité de l'Égypte.
N'oublions pas que c'est autour de 1800 ( et un certain Bonaparte y est pour beaucoup… )
que l'on a entériné les dates 'anciennes' des civilisations du pourtour méditerranéen !
Dans un registre un peu différent, le réformateur Jean Calvin ( 1509-1564 ) avait déjà relevé les anachronismes, les impossibilités matérielles, bref, l'imposture de l'Église romaine. De son temps, on savait que des faux de circonstance avaient été émis, dont la fameuse Donation de Constantin, qui justifiait l'emprise de Rome sur des territoires entiers, et sur leurs populations. Avant Newton, un critique de l'Histoire établie avait été le jésuite Jean Hardouin,
né à Quimper en 1646 et décédé à Paris en 1729, après avoir été bibliothécaire au collège Louis-le-Grand.
On lui doit en 1685 une nouvelle édition de l'Histoire Naturelle de Pline l'Ancien,
comprenant de nombreuses annotations.
C'est surtout dans son livre " Chronologia Veteris Testamenti "
( 1697 ) que Jean Hardouin remettait largement en question l'authenticité de la littérature classique,
à l'exception des œuvres de Cicéron, de l'Histoire naturelle de Pline, des Géorgiques de Virgile,
des satires d'Horace et de ses épîtres, ainsi que d'une partie de ce qui était attribué à Homère,
Hérodote et Plaute. Pour Jean Hardouin, le Nouveau Testament avait été écrit originellement en latin
- et non en grec ou en araméen ( 9 ).
Le linguiste et philologue suisse Robert Baldauf ( 10 ), voici une centaine
d'années, avait quant à lui plaidé pour que les écrits attribués à Jules César - pour des raisons
de style - soient replacés dans l'époque de la Renaissance, ainsi que beaucoup d'autres produits littéraires
de l'Antiquité - et la Bible !
Wilhelm Kammeier ( 1889-1959 ) a débuté avec la critique de la Chronologie
en 1926 en écrivant un livre « Die universale Geschichtsfälschung »
[ = la falsification de l'histoire universelle ], qui ne trouva pas d'éditeur à l'époque,
l'Académie Prussienne des Sciences ayant pris soin d'apposer son veto au préalable. Dans une période encore
plus troublée, entre 1935 et 1939, il arriva cependant à publier ses écrits, malgré les circonstances
peu propices ; puis après la guerre, en 1956, il écrivit une falsification de l'histoire de l'Église
chrétienne primitive. Kammeier, alors instituteur, fut réprimandé par les autorités est-allemandes,
avant de mourir dans la misère. Son œuvre, d'abord interdite, fut en fin de compte publiée
après sa mort ( 11 ). Kammeier se posait la question de l'authenticité de l'Antiquité
gréco-latine, à ses yeux trop « portée aux nues » par la Renaissance, tandis
qu'on rabaissait l'histoire des Celtes et des Germains. Cela lui paraissait suspect…
Mais Wilhelm Kammeier évoquait également une volonté générale de falsification
au 15ème siècle ( Renaissance ). Dans ce scénario de falsification universelle,
tout semblait partir du Vatican, et du pape dans le rôle du chef d'orchestre.
Un autre grand précurseur des révisions chronologiques fut l'encyclopédiste
russe Nicolaï Morozov ( 1854-1946 ). En 1914, dans un livre publié en russe, il déclarait avoir trouvé
dans la Bible des allusions à des événements astronomique qui, par rapport à la chronologie traditionnelle,
devaient être avancés de plusieurs siècles. Ainsi, si l'on tient compte du style employé
( qui rappelait celui des manuels astrologiques ) et des scènes décrites, l'Apocalypse de Jean
paraissait avoir été rédigé relativement tard, à la fin du 3ème siècle. Certains auteurs
comme Fomenko iront même jusqu'à le dater du Moyen-Âge.
Le plus connu d'entre eux est Anatoly T. Fomenko, qui vient de publier son premier
grand livre en anglais ( 12 ). Ce scientifique russe rejette la chronologie traditionnelle
qu'il appelle "scaligérienne", par allusion à l'humaniste français Joseph Scaliger
( auteur du « De emendatione temporum », publiée à Paris en 1583 ).
Fomenko le désigne comme l'un des grands responsables du système chronologique actuel qui sert de trame
aux événements historiques, et aussi de référence temporelle aux trouvailles archéologiques.
Fomenko, qui est professeur de mathématiques à l'Université de Moscou, propose
depuis le début des années 1980 une révision radicale des dates de l'Histoire mondiale, considérées
comme douteuses au moins jusqu'au 15ème siècle ( c'est-à-dire vers l'époque
d'Henri IV ). Pour cela, il se sert des méthodes astronomiques ; il émet aussi des doutes
sur la fiabilité de la méthode du C14 ( ou radiocarbone ) pour les datations.
En étudiant le traité de l' Almageste de Claudius Ptolémée, généralement perçu
comme remontant au 2ème siècle de notre ère, Anatoly Fomenko avait constaté qu'un paramètre
de l'accélération lunaire "ne collait pas" avec l'ancienneté du manuscrit. En revanche, tout s'expliquait
si l'on partait du point de vue que l'Almageste avait été rédigé en réalité
" dans l'intervalle entre l'an 600 et l'an 1300 ". Cela concernait également les éclipses de soleil,
et la correspondance de certaines dates dans les chroniques antiques.
Selon Fomenko, mais plus encore selon les chercheurs allemands Chritian Blöss et Hans-Ulrich Niemitz qui écrirons tout un livre sur le sujet, les méthodes de datation employées en archéologie, principalement le radiocarbone et la dendrochronologie ( étude de la succession des anneaux dans un tronc d'arbre coupé ) sont « pré-calibrées » sur la Chronologie usuelle, et ne donnent pas d'indications fiables sur l'ensemble des époques étudiées ! La contribution la plus importante d'Anatoly T. Fomenko réside dans la constitution
d'une méthode pour vérifier l'emplacement chronologique de tel ou tel événement. Il s'agit
d'une méthode statistique…
Le lecteur s'étonnera peut-être d'y voir figurer Charlemagne en compagnie d'un certain
Charles le Grand... De fait, Fomenko considère que la première partie du règne de Charlemagne, de 768 à 771
( ou 772 ), met en action le roi des Francs, Charlemagne, qui devint ensuite Karl der Große,
ou Charles le Grand, à la mort de son frère Carloman, puis fut sacré, en décembre 800,
empereur des Romains.
L'idée est donc que des « parallèles » dans les lignées dynastiques
sont le signe d'une dépendance entre les périodes repérées, et que la ou les période(s) antérieure(s)
sont des projections d'une même réalité, artificiellement dédoublée, triplée,
voire quadruplée…
Pour l'école russe autour d'Anatoly Fomenko, ces réajustements de l'Histoire par touches
successives seraient l'œuvre, nous l'avions dit, de Joseph Scaliger et de la génération de "chronologistes"
qui l'ont précédé.
Certes, si la Renaissance, comme Fomenko le supposait, était non pas la période de redécouverte de la Culture Antique, mais en réalité l'époque de la production de la plupart de ces textes, classés plus tard comme antiques, une "volonté de falsifier" a bien pu diligenter l'ouvrage… Possible, mais pas obligé… Il est vrai que la mauvaise interprétation d'un texte,
parfois mal vocalisé, à partir d'un original composé des seules consonnes [ comme en arabe ou en hébreu ]…
ou une traduction trompeuse… ou la non-considération des variations rhétoriques ou religieuses
dans la description d'une même épopée, d'un même héros… ont pu égarer les chroniqueurs !
En tout cas, Fomenko en sa qualité d'universitaire formé par l'Académie des Sciences de Moscou, précise objectivement que ses reconstructions - ou chronologies alternatives - n'ont à ses yeux qu'un statut d'hypothèse. C'est aussi l'opinion de l'auteur du présent livre, en ce qui concerne ses propres reconstitutions de la scène historique que nous découvrirons un peu plus loin. Dans un tel contexte historico-critique, la chronologie 'revisitée' demande simplement
à être traitée avec les mêmes égards et la même considération que la chronologie 'officielle' qui,
dans l'affaire, perdrait simplement son statut de « vérité éternelle » !
Fomenko, en bon Russe, s'intéresse bien sûr à l'histoire de son pays.
Ainsi au 14ème siècle [ ou à l'époque qui correspond au 14ème siècle… ]
il y aurait eu l'essor d'un immense Empire centré sur Moscou, regroupant plus ou moins les empires ottoman
et mongol, et englobant une bonne partie de l'Europe. Ce n'est qu'après les scissions de cet Empire
que les nouveaux dirigeants de la partie russe, les Romanov, auraient établi une version remaniée
de l'Histoire… qui leur garantissait une légitimation dynastique ! Ce faisant, les Romanov avaient
profondément modifié les récits authentiques, qui se seraient dispersés à travers l'Europe
et le Proche Orient en une multitude de mythes et de légendes…
Quant à la chronologie chinoise, souvent évoquée dans les comparaisons
de dates historiques, il ne s'agirait guère que d'un modèle tardif, recréé à partir de la chronologie
"scaligérienne" importée d'Europe lors des premiers contacts avec les missionnaires jésuites…
dans une Chine qui n'avait que des chronologies dynastiques non reliées entre elles. Comme en Europe,
les lignées impériales se seraient "copiées" sur plusieurs couches chronologiques.
[ comme le propose Uwe Topper dans « Grosse Aktion » ]
Dans ses considérations générales, Anatoly Fomenko expose comment l'Ancienne Rome,
la Grèce antique et l'Égypte ont été 'conçues' durant la Renaissance. Quant à l'Apocalypse de Jean,
il reflèterait les constellations du ciel nocturne, telles qu'elles étaient visibles...
au 1er octobre 1486 ! Fomenko pose aussi la question de savoir
si l'Ancien Testament n'était pas en réalité un compte-rendu d'événements qui se sont vraiment passés
au Moyen-Âge ? Et de s'interroger finalement : « Est-ce que les Croisés auraient
attendu 1000 ans avant d'aller châtier les tourmenteurs ( supposés ) du Christ ? »
D'ailleurs, pour Fomenko, Jésus-Christ lui-même ne serait pas né en l'an 1, mais en 1053 anno domini,
puis crucifié en l'an 1086... Voici moins de mille ans !
Avant de quitter la Russie, il faut noter le "Livre de Civilisation"
( 14 ). En effet, l'école russe initiée par Anatoly Fomenko, Gleb Nossovsky et Nicolaï Morozov
a inspiré d'autres auteurs au cours de la dernière décennie. On y retrouve notamment le champion d'échecs
Garri Kasparov, qui signe la préface du "Livre de Civilisation" d'Igor Davidenko et Jaroslav Kesler,
publié en plusieurs langues à Moscou, en 2001.
Entre les partisans d'un raccourcissement des périodes historiques, les avis divergent sur certains points - et notamment sur les appréciations de l'historicité des personnages, bien évidemment. Nous en donnerons bientôt quelques exemples Dans les années 1980, la critique constructive de la Chronologie traditionnelle a été portée jusqu'en Allemagne où elle s'est plutôt bien développée. Il y a maintenant tout un groupe de chercheurs d'outre-rhin, composé de "fomenkistes", comme Eugen Gabowitsch, Alexander Beierbach, parfois critiques envers Fomenko, comme Uwe Topper ou le Bâlois Christoph Marx, ou bien de "vélikovskistes", comme Heribert Illig et Hans-Ulrich Niemitz ( "théorie des siècles fantômes" ), Gunnar Heinsohn ou Horst Friedrich. On peut citer également le physicien Christian Blöss, le mathématicien italien Emilio Spedicato, ou encore l'ingénieur Hans-Joachim Zillmer, partisan d'un raccourcissement drastique des périodes géologiques. Le plus connu, à l'étranger, de ces chercheurs - venus d'horizons disciplinaires
différents - est sans conteste Heribert Illig. Né en 1947, promu docteur après une thèse
en Histoire des civilisations, analyste et éditeur de la revue Zeitensprünge,
Illig est également l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur l'Antiquité ou le Moyen-Âge ( 15 ).
Le cheval de bataille d'Illig, nous l'évoquions déjà, c'est Charlemagne !
Heribert Illig est parvenu à cette constatation peu ordinaire en considérant
qu'il y avait 3 "siècles fantômes" dans la durée du Moyen-Âge. Car si le pape Grégoire XIII avait bien
supprimé 10 jours du calendrier en 1585, il avait oublié que le calendrier julien remontait… à Jules César !
Dans le même ordre d'idées, quand la Russie a adopté le calendrier grégorien en 1918, les soviétiques sont passés directement du mercredi 31 janvier au jeudi 14 février. C'est pourquoi la révolution d'octobre, qui a commencé le 24 octobre 1917 julien, est en retard de 13 jours sur le calendrier grégorien… Et l'actuelle commémoration a donc lieu en novembre ! Dans sa traque des "siècles fantômes", le choix d'Illig se porta sur la période de 3 siècles autour de Charlemagne : plus précisément, entre l'an 614 et l'an 911. Pourquoi ces dates ? Parce qu'il y a comme un hiatus dans la continuité archéologique : les constructions de la lignée germanique des Othon semblent faire suite sans transition aux dernières réalisations architecturales romaines. Et puis, l'époque entre 614 [ le roi Dagobert 1er, en France, aurait vécu entre 600 et 639 ] et 911 [ Charles III, couronné à Reims en 893 ] s'avère historiquement assez pauvrement documentée. Celui qui fait 'physiquement' les frais de l'opération, c'est Charlemagne, car Heribert Illig supprime carrément 3 siècles d'Histoire avant, pendant et après son règne ! Nous en reparlerons plus longuement dans un prochain chapitre. Notons aussi que le débat contradictoire se poursuit en Allemagne, et c'est plutôt bon signe ! Ainsi y a-t-il désormais un "anti-Illig" en la personne de Franz Krojer qui vient de publier un premier livre ( 16 ) sur le sujet. Avec le nom d'Heribert Illig se trouve fréquemment associé celui du prochain chronologiste, surtout dans la question des « siècles fantômes », et en rapport avec Charlemagne. Hans-Ulrich Niemitz enseigne à Leipzig l'Histoire de la Technologie. Il a également publié avec le Berlinois Christian Blöss une étude critique sur les techniques de datation, notamment le radiocarbone ( C14 ) et la dendrochronologie ( 17 ). Leurs conclusions vont dans le sens que beaucoup de dates sont erronées, car trop anciennes. Nous aurons l'occasion d'en reparler. Souvent associé à Illig on a également Gunnar Heinsohn, professeur et sociologue à l'Université de Brème, en Allemagne, qui a publié en 1988 un livre polémique « Die Sumerer gab es nicht » [ = Les Sumériens n'ont pas existé ]. Avec Illig, il a fait paraître une étude sur les Pharaons ( 1997 ), les rajeunissant beaucoup plus que ce qui est habituellement admis… Dès le début des années 1980, le Bâlois Christoph Marx avait, pour sa part, richement contribué à la recherche sur les chronologies, en développant des scénarios de type 'catastrophique'. Ses contributions à la reconstitution de l'histoire de l'Humanité ont grandement influencé un auteur comme Uwe Topper. Quant à Eugen Gabowitsch, né en 1938 à Tartu ( Estonie ), il est mathématicien à Dortmund. Passionné par la Chronologie, il s'est joint dans les années 1980 au « Berliner Geschichtssalon » [ Salon de l'Histoire Berlinois ] fondé par Uwe Topper, Hans-Ulrich Niemitz et Christian Blöss. Ses connaissances de la langue russe lui ont permis de devenir une charnière 'naturelle' entre les récentistes russes ( écoles de Morozov et de Fomenko ) et les chercheurs germanophones. Il a toujours œuvré pour renforcer la coopération entre les différents pays. Je lui suis reconnaissant de m'avoir fait parvenir, voici quelques années, un ( rare ) exemplaire du « Livre de Civilisation » de Davidenco et Kesler, préfacé par Garri Kasparov. En poursuivant notre tour d'horizon des « récentistes »
nous faisons maintenant la connaissance de Horst Friedrich, né à Breslau en 1931. Cet auteur a étudié la
philosophie des sciences, puis fut promu Docteur rerum naturarum
en 1974, à Munich, pour un travail sur les sciences
naturelles au 17ème siècle.
Le scénario historique proposé par Horst Friedrich est surtout de type « catastrophique ». Son livre le plus élaboré - et le plus controversé - est sans nul doute « Erdkatastrophen und Menschheitsentwicklung » [ = Catastrophes terrestres et développement de l'humanité ], paru en 1998 ( 18 ). Cet ouvrage bourré d'érudition aborde le sujet délicat des traumatismes subis par l'Humanité à la suite de grands désastres naturels, sujet sur lequel nous reviendrons, bien sûr, en parlant du grand précurseur que fut le psychiatre et 'visionnaire' new-yorkais, Immanuel Velikovsky. Citons encore Gernot Geise, rédacteur et éditeur de la revue allemande Efodon Synesis, auteur de nombreux articles et publications sur les disparités et autres étrangetés de l'Histoire. Last but not least, pour clore cette liste non-exhaustive des chercheurs 'récentistes' contemporains, voici l'écrivain-historien berlinois Uwe Topper, dont nous allons abondamment parler dans le suite de ce livre, en rapport avec ses publications, comme ZeitFälschungen [ = Falsifications du Temps, 2003 ]. Né en 1940 à Breslau, il a écrit depuis les années 1960 sur l'ethnographie et le catastrophisme, publiant en 1977 son œuvre, « Das Erbe der Giganten » [ = L'Héritage des Géants ], qui allait influencer de nombreux auteurs, dont Heribert Illig.
Suite... Chapitre 3
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